Jeudi 03 Juillet 2008

Bonjour,

Ci-joint un appel lancé par l'A.L.N (Wilaya 4 - Zone 1) après le cessez-le-feu du 19 mars 1962,pour une participation massive des algériens et algériennes au vote pour l'indépendance du 5 juillet 1962.

PS : STP Elhadj Ayman,peut-tu nous écrire en claire le contenu de ce document?

publié par Kamel BOUKHALFA dans: Tablat
Recommander

Commentaires

C'est un appel lancé par la Wilaya 4, le 1er juillet 1962 portant sur le referendum. J'en ai d'autres copies.


Merci d'avoir publié ce document. Les choses serieuses vont commencer.

Commentaire n° 1 posté par: R.Abdelhamid le 04/07/2008 - 01:52:51
Je me rappelle un jour de bon matin l'étonnement de tous les villageois en découvrant tous les murs barbouillés de peinture rouge,  la chaussée, même les plaques. Les inscriptions étaient faites clandestinement , la nuit :  "VOTEZ MASSIVEMENT"  - " VOTEZ OUI " -
Commentaire n° 2 posté par: mémoires d'1 petit patriote(site web) le 04/07/2008 - 09:41:34
GOUVERNEMENT PROVISOIRE DE LA REPUBLIQUE ALGERIENNE FRONT DE LIBERATION ARMEE DE LIBERATION NATIONALE NATIONALE WILAYA 4 - ZONE 1 ALGERIENS ! ALGERIENNES ! L'HEURE DE LA DECISION HISTORIQUE EST VENUE LE 1er JUILLET 1962,VOUS ETES APPELES A DECIDER DU SORT DE LA PATRIE ! DE VOTRE PROPRE SORT ! LE 1er JUILLET 1962,VOUS ACCOMPLIREZ VOTRE DEVOIR POUR METTRE FIN A 130 ANS DE SOUFFRANCE ET D'ESCLAVAGE ! LE 1er JUILLET 1962, VOUS VOTEREZ TOUS HOMMES ET FEMMES LE 1er JUILLET 1962 VOUS CONSACREREZ LA FIN DE L'ERE COLONIALE DANS NOTRE PAYS ! CHACUN DE VOUS DETIENT ENTRE SES MAINS LE DESTIN DE LA PATRIE ! PAR UNE PARTICIPATION MASSIVE ET TOTALE,VOUS FEREZ DE VOTRE PAYS ! UN PAYS SOUVERAIN UN PAYS LIBRE ! UN PAYS INDEPENDANT ! FAITES VOUS INSCRIRE SUR LES LISTES ELECTORALES DE VOTRE MAIRIE ! VERIFIEZ SI VOUS ETES BIEN INSCRITS,HOMMES ET FEMMES ! TOUS CEUX QUI ONT ATTEINT L'AGE D'ELECTEUR ! FAITES-LE SANS TARDER !
Commentaire n° 3 posté par: Ayman(site web) le 04/07/2008 - 13:30:55
Salam aleykoum, Répondant à l'appel lancé par le Front de Libération Nationale et l'Armée de Libération Nationale,l'ensemble du peuple algérien à travers l'ensemble du territoire national,a approuvé par un vote massif le 01/07/1962 : le OUI à l'indépendance avec 99,72 % des voix. Voici un extrait du "Le Moudjahid",édition spéciale du 19 mars 1962. Victoire contre l'impérialisme... "Pendant sept ans et demi d'une guerre cruelle le peuple algérien a tenu tête à l'une des plus fortes puissances coloniales du siècle: plus d'un million de soldats français ont été mobilisés à cet effet avec tout leur armement moderne: aviation, artillerie, blindés, marine. La France est arrivée à dépenser jusqu'à trois milliards de francs par jour. Elle a bénéficié de l'appui massif de l'OTAN dans tous les domaines: militaire, financier, diplomatique, moral. Elle a tenté avec l'aide d'une grande partie du peuplement européen en Algérie, de lutter désespérément pour le maintien de l'Algérie française . Face à cette puissance qu'avait à opposer le Peuple algérien ? D'abord sa foi en la justesse de sa cause, la confiance en lui-même et en ses destinées et la volonté inébranlable de briser les chaînes du colonialisme; ensuite, et surtout, son unanimité dans la lutte. Les Algériens - hommes et femmes, jeunes et vieux, d'Alger à Tamanrasset et de Tebessa à Mamia - se sont dressés dans leur totalité dans la guerre de libération. Ni les tentatives de division, ni la présence de contre-révolutionnaires et de provocateurs dans leurs rangs n'ont pu altérer leur foi et leur unité. Les Algériens se sont sentis comme les organes d'un même corps dans cette lutte gigantesque. Le F.L.N. et l'A.L.N. ont été des instruments de combat efficaces au service du Peuple, et par leur action continue ont porté des coups sérieux au colonialisme. La Révolution algérienne a forcé l'admiration de tous. Elle jouit actuellement d'un prestige universel qui lui vaut de nombreux appuis. A nos frères Maghrébins et Arabes, au pays socialistes, aux peuples du tiers monde, aux démocrates de France et d'Europe qui nous ont aidés, nous devons aujourd'hui d'exprimer notre reconnaissance pour leur soutien et leur solidarité. Cette lutte a été d'un précieux enseignement pour les peuples subjugués encore par l'impérialisme. Elle a détruit le mythe de l'invincibilité de l'impérialisme. Tout en conduisant à la libération de l'Afrique, elle a démontré qu'un peuple aussi petit soit-il, et avec des moyens réduits, peut tenir tête à un impérialisme même très puissant et arracher sa liberté."
Commentaire n° 4 posté par: Ayman(site web) le 04/07/2008 - 20:52:20

Déclaration du 1er novembre 1954

 



Texte intégral du premier appel adressé par le Secrétariat général du Front de libération nationale au peuple algérien le 1er novembre 1954 . PEUPLE ALGÉRIEN, MILITANTS DE
LA CAUSE NATIONALE
-A vous qui êtes appelés à nous juger (le premier d’une façon générale, les seconds tout particulièrement), notre souci en diffusant la présente proclamation est de vous éclairer sur les raisons profondes qui nous ont poussés à agir en vous exposant notre programme, le sens de notre action, le bien-fondé de nos vues dont le but demeure l’indépendance nationale dans le cadre nord-africain. Notre désir aussi est de vous éviter la confusion que pourraient entretenir l’impérialisme et ses agents administratifs et autres politicailleurs véreux. - Nous considérons avant tout qu’après des décades de lutte, le mouvement national a atteint sa phase de réalisation. En effet, le but d’un mouvement révolutionnaire étant de créer toutes les conditions d’une action libératrice, nous estimons que, sous ses aspects internes, le peuple est uni derrière le mot d’ordre d’indépendance et d’action et, sous les aspects extérieurs, le climat de détente est favorable pour le règlement des problèmes mineurs, dont le nôtre, avec surtout l’appui diplomatique de nos frères arabo-musulmans. Les évènements du Maroc et de Tunisie sont à ce sujet significatifs et marquent profondément le processus de la lutte de libération de l’Afrique du Nord. A noter dans ce domaine que nous avons depuis fort longtemps été les précurseurs de l’unité dans l’action, malheureusement jamais réalisée entre les trois pays. - Aujourd’hui, les uns et les autres sont engagés résolument dans cette voie, et nous, relégués à l’arrière, nous subissons le sort de ceux qui sont dépassés. C’est ainsi que notre mouvement national, terrassé par des années d’immobilisme et de routine, mal orienté, privé du soutien indispensable de l’opinion populaire, dépassé par les évènements, se désagrège progressivement à la grande satisfaction du colonialisme qui croit avoir remporté la plus grande victoire de sa lutte contre l’avant-garde algérienne. - L’HEURE EST GRAVE ! - Devant cette situation qui risque de devenir irréparable, une équipe de jeunes responsables et militants conscients, ralliant autour d’elle la majorités des éléments encore sains et décidés, a jugé le moment venu de sortir le mouvement national de l’impasse où l’ont acculé les luttes de personnes et d’influence, pour le lancer aux côtés des frères marocains et tunisiens dans la véritable lutte révolutionnaire. - Nous tenons à cet effet à préciser que nous sommes indépendants des deux clans qui se disputent le pouvoir. Plaçant l’intérêt national au-dessus de toutes les considérations mesquines et erronées de personnes et prestige, conformément aux principes révolutionnaires, notre action est dirigée uniquement contre le colonialisme, seul ennemi et aveugle, qui s’est toujours refusé à accorder la moindre liberté par des moyens de lutte pacifique. - Ce sont là, nous pensons, des raisons suffisantes qui font que notre mouvement de rénovation se présente sous l’étiquette de FRONT DE LIBÉRATION NATIONALE, se dégageant ainsi de toutes les compromissions possibles et offrant la possibilité à tous les patriotes algériens de toutes les couches sociales, de tous les partis et mouvements purement algériens, de s’intégrer dans la lutte de libération sans aucune autre considération. - Pour préciser, nous retraçons ci-après, les grandes lignes de notre programme politique : - -BUT : L’Indépendance nationale par : - La restauration de l'état algérien souverain, démocratique et social dans le cadre des principes islamiques. - Le respect de toutes les libertés fondamentales sans distinction de races et de confessions. - OBJECTIFS INTÉRIEURS : - Assainissement politique par la remise du mouvement national révolutionnaire dans sa véritable voie et par l’anéantissement de tous les vestiges de corruption et de réformisme, cause de notre régression actuelle. - Rassemblement et organisation de toutes les énergies saines du peuple algérien pour la liquidation du système colonial.  - OBJECTIFS EXTÉRIEURS : - Internationalisation du problème algérien. - Réalisation de l’Unité nord-africaine dans le cadre naturel arabo-musulman. - Dans le cadre de la charte des Nations unies, affirmation de notre sympathie à l’égard de toutes nations qui appuieraient notre action libératrice. - MOYENS DE LUTTE : - Conformément aux principes révolutionnaires et comptes tenu des situations intérieure et extérieure, la continuation de la lutte par tous les moyens jusqu’à la réalisation de notre but. - Pour parvenir à ces fins, le Front de libération nationale aura deux tâches essentielles à mener de front et simultanément : une action intérieure tant sur le plan politique que sur le plan de l’action propre, et une action extérieure en vue de faire du problème algérien une réalité pour le monde entier avec l’appui de tous nos alliés naturels. - C’est là une tâche écrasante qui nécessite la mobilisation de toutes les énergies et toutes les ressources nationales. Il est vrai, la lutte sera longue mais l’issue est certaine. - En dernier lieu, afin d’éviter les fausses interprétations et les faux-fuyants, pour prouver notre désir de paix, limiter les pertes en vies humains et les effusions de sang, nous avançons une plate-forme honorable de discussion aux autorités françaises si ces dernières sont animées de bonne foi et reconnaissent une fois pour toutes aux peuples qu’elles subjuguent le droit de disposer d’eux-mêmes. - La reconnaissance de la nationalité algérienne par une déclaration officielle abrogeant les édits, décrets et lois faisant de l’Algérie une terre française en déni de l’histoire, de la géographie, de la langue, de la religion et des mœurs du peuple algérien. - L’ouverture des négociations avec les porte-parole autorisés du peuple algérien sur les bases de la reconnaissance de la souveraineté algérienne, une et indivisible. - La création d’un climat de confiance par la libération de tous les détenus politiques, la levée de toutes les mesures d’exception et l’arrêt de toute poursuite contre les forces combattantes. - EN CONTREPARTIE : - Les intérêts français, culturels et économiques, honnêtement acquis, seront respectés ainsi que les personnes et les familles. - Tous les français désirant rester en Algérie auront le choix entre leur nationalité et seront de ce fait considérés comme étrangers vis-à-vis des lois en vigueur ou opteront pour la nationalité algérienne et, dans ce cas, seront considérés comme tels en droits et en devoirs. - Les liens entre
la France
et l’Algérie seront définis et feront l’objet d’un accord entre les deux puissances sur la base de l’égalité et du respect de chacun. - Algérien ! nous t’invitons à méditer notre charte ci-dessus. Ton devoir est de t’y associer pour sauver notre pays et lui rendre sa liberté ; le Front de libération nationale est ton front, sa victoire est la tienne. - Quant à nous, résolus à poursuivre la lutte, sûrs de tes sentiments anti-impérialistes, nous donnons le meilleur de nous-mêmes à la patrie.

 



1er novembre 1954

 



Le Secrétariat national

 



(Wikipedia encyclopédie libre)


Commentaire n° 5 posté par: Abdellah le 06/07/2008 - 13:29:28

Accueil du site  >  Les Dossiers  >  La guerre d’Algérie  > Jean Muller, un rappelé témoigne à charge



La guerre d’Algérie


Jean Muller, un rappelé témoigne à charge


Article paru dans le numéro 6 de mars 2001 du trimestriel « Histoire du Christianisme Magazine ».



samedi 13 mars 2004, par Jean-Jacques Gauthé



Membre de l’équipe nationale Route des Scouts de France, Jean Muller est rappelé en 1956. Destination : l’Algérie. il hésite. Envisage l’insoumission, puis, finalement, décide de partir pour « témoigner ». Quatre mois plus tard, il tombe victime d’une embuscade. Jean Muller avait vingt-cinq ans. Témoignage chrétien qui s’est procuré une partie des lettres écrites à ses proches décide de les publier. L’affaire Muller commence. Avec elle, les Français découvrent la torture.


27 octobre 1956. Une colonne de véhicules du 146è régiment d’infanterie quitte Tablat, commune mixte de Grande Kabylie à 70 km au sud d’Alger en début d’après-midi. Elle doit assurer la liaison entre deux postes tenus par le régiment dans cette zone montagneuse considérée comme peu sûre depuis le début des événements d’Algérie. Les camions se dirigent vers Sériet en empruntant la route nationale 8. Juste avant d’y arriver, la route qui borde l’oued Isser se rétrécît en un défilé bordé de falaises abruptes. Soudain, des coups de feu partent des hauteurs. Trois sections de fellaghas (près de quatre-vingt-dix hommes) ont tendu une embuscade. Dès les premières secondes de l’engagement, de nombreux soldats français tombent. Coincés par les falaises, les camions ne peuvent manœuvrer. A l’issue du combat, les pertes françaises sont lourdes : dix blessés, vingt-sept morts. Toutes les armes des soldats français ont été récupérées par les fellaghas. De leur côté, ceux-ci laissent une quinzaine de morts sur le terrain. Le commando FLN a en effet été repéré et mitraillé par l’aviation prévenue en hâte. Dans la liste des victimes françaises, figure un sergent de vingt-cinq ans, Jean Muller gui devait revenir en France fin novembre. Celui-ci a eu le temps de sauter de son camion et d’ouvrir le feu comme l’attestent les douilles trouvées à côté de son corps percé de nombreuses balles.


JPEG - 43.7 ko
Jean Muller à Jambville
A gauche, Paul Rendu, commissaire national route, à droite Robert Bajard.

Une petite bombe


Quelques semaines plus tard, le 15 février 1957, l’hebdomadaire Témoignage chrétien qui tire alors à près de cent mille exemplaires publie un cahier De la pacification à la répression, le dossier Jean Muller. A une époque où l’Etat contrôle les medias de manière beaucoup plus étroite qu’aujourd’hui, cette publication fait l’effet d’une petite bombe.


L’équipe du journal a hésité à publier ces cinquante huit extraits de quatorze lettres de Jean Muller qui composent le dossier. Georges Suffert, l’un des rédacteurs de Témoignage chrétien, écrira : « Le comité de direction du journal hésitera plusieurs semaines ; personne jusqu’alors n’a officiellement parlé de tortures ; les mots de « corvée de bois », de « baignoire », de « magnéto » font leur apparition dans notre univers mental.(…) Ce témoignage d’un chef scout, moralement incontestable, constituait la première révélation. (…) Il faut bien avouer que nous ne l’avons pas rendu public sans crainte et tremblement. » Qui est donc ce chef scout dont les écrits inquiètent tant ?


C’est en 1931 que Jean Muller naît à Metz dans une famille de la petite bourgeoisie catholique. Il a un frère cadet Jean-Jacques, né en 1933 et une sœur aînée, Jacqueline née en 1929. Fin 1944, il devient éclaireur à la troupe 7ème Metz des Scouts de France. Après des études très moyennes, il part faire son service militaire en 1951-52. Parallèlement, il devient chef du clan routier de Maud’huy à Metz. Après avoir été quelques temps représentant de commerce, il entre en octobre 1955 à l’équipe nationale Route dont il devient permanent. Les témoins le décrivent comme sportif, courageux, sensible et chaleureux. Il est membre de la Jeune République, petit parti politique chrétien de gauche créé par Marc Sangnier [1], sans toutefois y être militant.


L’aggravation de la situation en Algérie conduit en avril 1956 le gouvernement Guy Mollet à rappeler près de deux cent mille jeunes de plusieurs contingents de 1952 et 1953. Jean Muller fait partie des rappelés. Sergent, il est affecté au 146ème régiment d’infanterie et part pour l’Algérie le 14 juin 1956. La gare est bouclée par les CRS et la police car les rappelés manifestent bruyamment leur mécontentement. Dans de nombreuses autres villes, des incidents souvent violents éclatent. Les rappelés ont déjà effectué leurs dix-huit mois de service militaire, beaucoup travaillent, d’autres sont mariés. Et ils doivent tout quitter pour partir en Algérie.


Partir pour témoigner


Jean Muller hésite à partir en Algérie et envisage l’insoumission. En communion intellectuelle avec l’équipe nationale Route, il se décide à la suite d’une discussion avec le commissaire national Route, Paul Rendu : il faut partir et témoigner. Le débat sur l’obligation morale du départ des rappels existe en effet dans la jeunesse catholique. Cette guerre est-elle juste ? Y a-t-il des ordres qu’il faut refuser ? Jean Muller part, aussi, avec le projet de servir et venir en aide aux autres jeunes, appelés et rappelés : il est en effet permanent du service des soldats, structure commune créée par l’Association catholique de la jeunesse de France et les Scouts de France, destinée à fournir une aide spirituelle et matérielle aux soldats.


Le dossier Jean Muller relate sur dix-neuf pages, d’une manière chronologique, les quatre mois et demi qu’il passa en Algérie. La seconde partie de la brochure est consacrée à la description des camps d’internement en Algérie, les uns officiels, les autres clandestins, dans les-quels sont mis en résidence surveillée plusieurs milliers de suspects dans des conditions matérielles très précaires. Ces documents ne proviennent pas de Jean Muller et ont manifestement été ajoutés par la rédaction de Témoignage chrétien pour computer ses écrits. D’une manière générale, les soldats en Algérie écrivaient plusieurs fois par semaine. Jean Muller écrit de longues lettres de plusieurs pages à ses amis, scouts ou autres, parfois deux à trois par jour. C’est le rassemblement de certaines de ces correspondances et leur classement par thème par Jean-Jacques Muller qui donnera naissance au dossier Jean Muller. Et les quatorze correspondants dont les lettres sont ainsi publiées se sont engagés par écrit auprès de Georges Montaron, l’un des rédacteurs de Témoignage chrétien, à déposer devant les tribunaux en cas de procès.


Dès son débarquement à Oran, Jean Muller note plusieurs incidents qui montrent l’opposition entre Européens et musulmans et son choix des plus pauvres. Voulant acheter un sandwich pour un petit cireur de chaussures arabe, la serveuse du restaurant lui répond : « Laissez-les tous crever, c’est de la mauvaise graine. Si vous voulez vraiment ce sandwich, j’y mettrai du poison. » Quelques jours après, qq incident l’oppose à des parachutistes dans un restaurant. Un de ces soldats coupe une fleur du massif devant la porte. Le serveur arabe proteste. Le parachutiste lui répond : « Si ça ne te plaît pas, je te les coupe à toi aussi. » Jean Muller intervient alors, proteste, affirme qu’il n’est pas normal de traiter les gens ainsi, que ce geste est inadmissible, que pour lui tous les hommes sont égaux, quelle que soit leur couleur. Un autre parachutiste lui envoie alors un coup de pied et dégaine son revolver. Des camarades de Jean Muller ceinturent le parachutiste, évitant que la situation ne dégénère.


Les rebelles attaquent


Quelques jours plus tard, la compagnie de Jean Muller part pour la Grande Kabylie. La tactique de l’armée est d’occuper un maximum de terrain, de le quadriller pour faire face à la rébellion. Les soldats cantonnent dans les fermes européennes. Jean Muller prend ses quartiers à Bir-Rabalou, à une centaine de kilomètres au sud-est d’Alger. Il s’agit de surveiller les récoltes que les rebelles attaquent et incendient. Jean Muller note l’injustice du système colonial et la misère des ouvriers agricoles arabes qui marchent pieds nus, portent des habits rapiécés, travaillent onze heures par jour pour un salaire de misère. « Les gars qui sont avec moi se posent beaucoup de questions car ils se rendent compte que notre position est fausse : une fois rentrés chez eux, on ne leur racontera plus d’histoire au point de vue colonial », écrit-il. Et puis, surtout, il découvre la guerre.


Dès son arrivée, Jean Muller est confronté aux combats qui prennent généralement la forme d’embuscades souvent sanglantes. Il note en août 1956 que quatre jours auparavant, une compagnie du 117ème régiment d’infanterie, régiment voisin du sien, a eu ainsi treize morts au col du Bekkar. Et la veille, le 1er régiment de tirailleurs algériens a eu dix-sept morts dans une autre embuscade à une vingtaine de kilomètres du cantonnement de Jean Muller. Les 22, 23 et 24 septembre 1956, Jean Muller participe à une importante opération de ratissage au sud de Palestro. Celle-ci est destinée à retrouver le groupe rebelle qui le 21 septembre a attaqué une section du 6ème régiment d’infanterie au moment où elle venait d’être héliportée. Dix-sept soldats français ont été tués. « C’est l’opération la plus difficile que j’aie jamais faite, escaladant des pitons, redescendant dans les oueds par un soleil de plomb. En deux jours, j’ai bu dix litres d’eau et j’ai vu des gars boire dans des flaques boueuses. Nous avons trouvé quelques comparses mais l’état-major rebelle a filé entre nos mains.(…) Nous avons traversé le village de Taalba en flammes. Le 6ème RI y avait mis le feu car il y avait trouvé des chemises kaki. » A ce moment, Jean Muller et ses camarades pensent nécessairement à ce qui s’est passé quelques mois plutôt dans ce secteur. Le 18 mai 1956, une section de rappelés du 9ème régiment d’infanterie coloniale est tombée dans une embuscade. Dix-neuf soldats français ont raté tués sans pratiquement avoir pu riposter, deux ont disparu. Et les corps des victimes ont été abominablement mutilés par la population d’un village voisin, « ratissée » quelques jours auparavant : yeux crevés, ventres vidés de leurs entrailles et remplis de pierre, testicules coupés. Toute la presse française 0voque le drame de Palestro et la barbarie du FLN.


40 000 francs


Jean Muller décrit dans ses lettres les méthodes des fellaghas : racket des populations, enlèvement de jeunes filles, arabes égorgés. Dans la ferme où il stationne, une famille arabe refusant de payer l’impôt aux fellaghas, « 40 000 francs, deux moutons et 400 francs par mois » précise-t-il, est recueillie ainsi qu’une jeune fille qui ne veut pas partir dans les « maisons de repos » des combattants du FLN.


Peu de temps après son arrivée en Algérie, Jean Muller découvre les exécutions sommaires de prisonniers arabes. Celles-ci sont camouflées en « tentatives d’évasion » et surnommées « corvée de bois ». A un ami, il écrit : « Les exécutions sommaires sont très nombreuses. » A un autre, il raconte : « Le 29 août, la 3ème compagnie partait en corvée de bois avec vingt suspects et les abattait au col du Bekkar, lieu de l’embuscade qui avait coûté treize morts au 2ème bataillon du 117ème régiment d’infanterie. Ils étaient achevés de balles dans la tête et laissés sur place sans sépulture. On a alerté la gendarmerie pour constater le décès des vingt « fuyards » qui avaient été abattus. Le commandant dit en conclusion : « Voilà, vos camarades du 117ème RI sont vengés. Ce sont ces arabes gui ont tué vos camarades. D’ailleurs, si ce n’est pas eux, ceux-là ont payé pour les autres. » Jean Muller ne cite pas ce qu’écrivait Albert Camus en janvier 1956. Mais il pense manifestement la même chose : « Chacun s’autorise du crime de l’autre pour aller plus avant. »


Courant de magnéto


Et ses lettres évoquent également longuement la torture : « Au camp de Tablat, il y a en moyenne cent cinquante suspects internés que l’on questionne : courant de magnéto (génératrice de courant électrique pour les téléphones de campagne) aux parties et aux oreilles, station au soleil dans une cage grillagée, station nu, à cheval sur un bâton, pieds et mains liés, coups de nerfs de bœuf, « coup de la porte » (on coince la main et on appuie). Un suspect qui devait être emmen0 à Alger est resté à Tablat toute une nuit. Les pieds liés à un arbre et le dos reposant sur des rouleaux de barbelés ; comme boisson, on lui a donné de l’eau où avait trempé du linge sale. » Jean Muller donne d’autres précisions horribles : suspect jeté d’un hélicoptère, rebelle arrosé d’eau « pour que cela prenne bien » puis torturé à l’électricité, couteau enfoncé lentement dans les chairs…


« Malgré le travail qu’on peut faire, je me demande si nous ne devenons pas complices des atrocités qui se commettent, car nous participons aux opérations. Nous ramassons des arabes qui seront peut-être abattus sans jugement. Que faire ? Nous témoignons sans cesse de sa Parole, mais je me souviens d’une autre parole : « L’Eglise ne se construit que dans la paix. » (…) Le commandant et les officiers connaissent mes opinions, mais jusqu’à présent, personne n’a osé m’attaquer de front, car je me suis toujours présenté comme chrétien, jamais comme faisant de la politique ».


« Il a été très ébranlé »


Jean Muller est parti en Algérie pour témoigner. Quand, en août 1956, une commission parlementaire passe dans son camp, il évoque avec elle les réalités de la pacification devant les officiels dont deux colonels et le sous-préfet d’Aumale, ce qui témoigne d’un courage certain. Et il réussit à rencontrer seul durant quelques minutes l’un des membres de la commission qu’il connaît comme élu lorrain, Joseph Schaaf, député M.R.P. [2] de Moselle et maire de Montigy-les-Metz. « Il a été très ébranlé par ce que je lui ait dit. Très franc aussi, il m’a dit qu’il n’avait pas souvent l’occasion de discuter avec des soldats, car les officiels le suivaient partout à la trace depuis son arrivée à Alger. » Jean Muller affiche nettement sa foi. Au sein de sa compagnie, il organise ses camarades : « Nous avions form6 une vraie communauté où nous mettions presque tout ce que nous recevions en commun. J’ai regretté de les quitter hier, car on m’a muté à la 4ème compagnie en pleine montagne. Je laisse dans cette compagnie une communauté humaine et une communauté de chrétiens. Je veillerai à ce qu’elle continue. Tu devines les motifs de cette mutation », écrit-il à un ami en septembre 1956. « Là-bas, j’ai laissé des gars ouverts à la justice, à la charité, qui continueront. Partout où nous nous trouvons, nous devons créer des communautés chrétiennes. » Avec cinq camarades de sa compagnie, il signe une lettre à l’archevêque d’Alger pour lui faire part de leurs inquiétudes face à la pacification et ses méthodes. Son message est aussi celui de l’égalité de tous les hommes : « J’ai pris le parti des plus déshérités des fils de Dieu dans ce pays et cela, je n’ai pas à le cacher. Il se trouve que pour l’énorme majorité, ils ont la peau brune et sont Arabes ou Kabyles et musulmans. Ma religion m’a appris à ne pas faire de différence entre les hommes. (…) Je te préviens que si tu veux faire respecter la Justice (rien qu’en affirmant tes convictions chrétiennes], ou chercher sans trêve la Vérité ou encore être charitable envers les plus déshérités, envers les Arabes, on te cherchera des histoires ».


Avant son retour


Jean Muller évoque aussi ses projets après son retour : « Je t’assure qu’en rentrant, je vais faire tous mes efforts pour que cette lutte sanglante et qui ne sert à rien s’arrête. » Mais le destin en décidera autrement et Jean Muller meurt quelques jours avant son retour prévu en métropole.


« Ce document est le témoignage le plus bouleversant qui nous soit parvenu sur la guerre d’Algérie. Il n’est en aucune façon une prise de position politique : tout simplement la démarche intérieure d’un homme jeté dans l’univers de la violence et qui tente de garder cette violence dans des limites raisonnables si ce mot peut avoir un sens.(…) Devant des faits d’une telle gravité, dire la vérité c’est rester fidèle à l’honneur du pays », écrivait Témoignage chrétien dans la préface du dossier.


Son retentissement est important. Dès le 23 février 1957, Le Monde consacre un article au dossier Jean Muller. Le 26 février, L’Humanité en reproduit une partie dans une page intitulée La pacification vue du côté de la mitraillette. Le journal est immédiatement saisi pour atteinte à la sûreté de l’Etat. Le 2 mars, l’hebdomadaire L’Humanité-dimanche qui reproduit la même page est aussi saisi. France-Observateur, hebdomadaire de gauche très engagé dans la lutte contre la torture et la guerre d’Algérie reproduit le 28 février 1957 sur une page complète une grande partie des lettres de Jean Muller annoncées en couverture sous le titre Le dossier Jean Muller est ouvert. Au passage, cet hebdomadaire dénonce la saisie de L’Humanité et remarque lucidement : « On peut saisir L’Humanité sans émouvoir la presse anglo-saxonne et les gouvernements occidentaux. Il (le gouvernement) n’a pas osé empêcher la diffusion du dossier parce que cela aurait précisément attiré sur ces accusations fortement étayées l’attention du monde entier. » Il est probable que la saisie de Témoignage chrétien, encore auréolé de sa naissance et de son action dans la Résistance aurait soulevé un tollé et que le gouvernement recula devant cette perspective. Le 2 mai, France-Observateur à son tour est saisi dès sa parution pour avoir publié sur une pleine page sous le titre Les jeunes soldats devant les tortures les lettres d’un jeune militant catholique à son père. L’historien Michel Winock, à cette époque étudiant et militant à la Nouvelle Gauche, écrit à propos du dossier Muller : « Ce document fut le plus bouleversant que nous avions lu sur la fameuse pacification. A la Sorbonne, le dossier Muller connut un succès extraordinaire. Notre section Nouvelle Gauche dut se réapprovisionner plusieurs fois dans la semaine auprès de Témoignage chrétien. » Plus de trente mille exemplaires du dossier Muller seront ainsi diffusés.


Intellectuels catholiques


L’actualité va faire passer rapidement cette publication au second plan puisque au début du mois de mars 1957 est publiée la brochure Les rappelés témoignent. Sa préface est cosignée par plusieurs intellectuels catholiques de renom dont Jean-Marie Dornenach, Henri-Irénée Marrou, Paul Ricœur et René Rémond. Peu de temps après, un autre catholique, Pierre-Henri Simon publie Contre la torture aux éditions du Seuil et Jean-Jacques Servan-Schreiber commence à faire paraître le 8 mars dans L’Express, autre hebdomadaire engagé contre la guerre l’Algérie, Lieutenant en Algérie.


Au sein des Scouts de France, par contre, l’émotion causée par le dossier Jean Muller ne va pas retomber. La revue La Route de novembre 1956 rend un vibrant hommage à celui qui fut l’un des siens : « Il était capable de crier la vérité devant n’importe qui, sans tenir aucun compte des ennuis que son attitude de pureté totale pouvait lui attirer. Passionné par la justice, il ne tolérait aucune compromission, aucun silence même, lorsque la liberté et la dignité des hommes étaient en cause. Jean, la Route peut être fière de toi. Que le Seigneur nous donne la grâce d’imiter ton exemple et d’entrer avec toi un jour dans le Royaume. » En mai 1957, La Route souhaite publier un encart « As-tu lu les extraits des lettres de Jean ? Tu peux les demander au Témoignage chrétien ». Michel Rigal, commissaire général des Scouts de France fait couper cette page car elle ne lui a pas été présentée dans la maquette de la revue. Il craint, en effet, que cette publicité crée des divisions dans l’association même si, sur le fond, il approuve le contenu du dossier. Le 9 mai 1957, l’équipe nationale Route démissionne. La presse couvre largement l’événement et consacre de nombreux articles à cette crise qui vient chronologiquement quelques mois après celle de l’Association catholique de la jeunesse de France et celle de la Jeunesse étudiante chrétienne.


Mémoire à l’Onu


Michel Rigal analyse lucidement la situation en envisageant des divisions au sein des Scouts de France autour du dossier Muller. La sensibilité de l’équipe nationale Route est loin d’être partagée par tout le mouvement. Ainsi, en avril 1957, Jacques Duflot, ancien scout de Metz où il a bien connu Jean Muller, fait son service militaire au Maroc. Il découvre dans le journal du FLN Résistance algérienne le mémoire que le FLN a transmis à l’Onu pour dénoncer les atrocités de l’armée française. Or, ce texte fait explicitement référence aux lettres de Jean Muller. Jean Duflot en est profondément choqué. Pour lui, sans mettre en doute le contenu du dossier, il n’est pas bon d’introduire le doute dans les esprits à un moment difficile pour la France. C’est une opération de déstabilisation assimilable à une certaine forme de trahison. Pour lui, le scout est d’abord « fils de France » comme le proclament fièrement les principes des Scouts de France.


De nombreuses rumeurs vont circuler à propos du dossier Muller : Jean Muller a été assassiné sur ordre de ses chefs car il était un témoin embarrassant ou encore le dossier est un faux. Dix ans après la mort de Jean Muller, une brochure violemment opposée aux évolutions pédagogiques que les Scouts de France lancent à partir de 1964 reprend la thèse du faux. Ces polémiques infondées montrent bien le drame que constitua la guerre d’Algérie pour les Scouts de France et plus généralement pour la jeunesse catholique et pour l’Eglise. Quand en juin 1960, les Scouts de France signent avec cinquante trois autres mouvements de jeunesse un texte appelant à la paix en Algérie, Pierre Delsuc, ancien chef du scoutisme français clandestin durant l’occupation, dénonce publiquement « un acte malfaisant ». La guerre d’Algérie et son cortège de drames vont servir de révélateur à deux conceptions du patriotisme : celle des partisans de l’évolution du scoutisme et de l’Eglise pour qui la grandeur de la France passe d’abord par le respect des valeurs morales et celle plus traditionnelle pour qui le patriotisme passe par le respect de la puissance de la France et par son rayonnement. Les évolutions des années 60, le concile de Vatican II vont faire apparaître ces oppositions au grand jour que les réactions à la publication du dossier Jean Muller sous-tendaient déjà.


JPEG - 35.2 ko
Le Mémorial de Jean Muller



P.-S.




Pour aller plus loin :



  • Les catholiques en Lorraine et la guerre d’Algérie, V. Gauchotte, L’Harmattan, 1999

  • La guerre d’Algérie et les chrétiens, Cahiers de l’Institut d’histoire du temps présent, n°9, 1988

  • Scoutisme en crise, Jean-Yves Riou, CLD, 1987

  • Les Scouts de France, Philippe Laneyrie, Cerf, 1985





Notes



[1] lire HCM nº 5


[2] Mouvement Républicain Populaire




Écrire un nouveau message


4 Messages de forum






  • > Jean Muller, un rappelé témoigne à charge


    17 mars 2004 12:41, par jmv


    Bonjour et merci pour ces précisions à propos d’une affaire que je connaissais (et dont on m’avait parlé dans mon jeune temps, en Alsace).


    Je relis votre texte, en le croisant avec la revue des Chefs de 1958 (c’est un des avantages de la formule de Scoutunjour) pour laquelle une contextualisation et une mise en perspective me paraissent souhaitables (ici, mon point de vue est celui de la recherche, pas celui de la polémique - à l’expérience encore latente après ces événements …). J’ai noté avec intérêt qu’à cette Pentecôte 1958, si l’allusion aux événements d’Algérie est bien présente dans les textes recueillis dans la Revue, sont soigneusement écartés du propos (comme si rien ne s’était passé) : l’Affaire des dossiers Jean Muller (survenue 1 an plus tôt) et la démission fracassante de Michel Menu (près de deux ans plus tôt). Cette occultation précisément me paraît être l’une des clés de lecture de la Thématique « Scoutisme et Société » des JN de 1958).


    Pour le contexte et pour rester dans l’horizon thématique adopté pour ces Journées de la Pentecôte 1958 (dans les années 70, on aurait peut-être parlé de « Scoutisme et Politique »), la question de la Décolonisation dominant l’actualité du moment, rappelons notamment que cela se passe quelques mois avant la mort de Pie XII, que les rédacteurs de la Constitution du 4 Octobre 1958 étaient déjà au travail, que de nombreux débats portaient alors sur les méfaits du régime des partis (il ya des allusions dans certains textes dont il serait intéressant d’analyser les présupposés). Ad intra, j’ai noté la présence maintenue de la thématique Raiders, un discours remarquable de F. LEBOUTEUX, des allusions sur les effectifs (150 000 ou 160 000, suivant les sources) et la présence de 6000 cadres … Il y aurait pas mal à dire !


    Ceci n’est qu’une première lecture. D’autres sont possibles, notamment sur les « mentalités de l’époque » (celle des cadres du terrain et des jeunes ), sur l’offre théologique référente telle qu’elle se déployait par exemple au travers du discours du Père Daniélou, Professeur à l’Institut Catholique de Paris (je suis curieux de voir comment cela pu être reçu). Bon, ce genre de site - au-delà de la nécessaire factualité des faits (même relaté au travers de la mémoire fragile des participants) me donne l’idée d’une possible très grande fécondité pour le chercheur et le curieux. Je me trompe ?), sur l’offre théologique référente telle qu’elle se déployait par exemple au travers du discours du Père Daniélou, Professeur à l’Institut Catholique de Paris (je suis curieux de voir comment cela pu être reçu). Bon, ce genre de site - au-delà de la nécessaire factualité des faits (même relaté au travers de la mémoire fragile des participants) me donne l’idée d’une possible très grande fécondité pour le chercheur et le curieux. Je me trompe ?


    Merci encore de votre contribution,


    jmv


    Répondre à ce message







    • > Jean Muller, un rappelé témoigne à charge 18 mars 2004 21:56, par Jean-Jacques Gauthé


      Merci de votre intéressant message. Je partage tout à fait votre annalyse sur les Journées nationales de Pentecöte 1958. En plus du numéro de Chef, il ya un autre document très interessant : le disque souvenir qu’il serait intéressant de mettre en ligne. Il ya des extraits des discours de Michel Rigal, commisaire général, du père de Metz-Noblat, aumonier gnéral, de François Lebouteux, commissaire national Eclaireurs, des enregistrements d’ambiance des Journées nationales : jeu scénique, chants, applaudissements…


      Rigal dans le disque dénonce à la fois le nationalisme étroit et l’indifférence face à la nation. Il propose un « patriotisme sain ». Certains des discours sont étonnants, notamment celui du père Danielou appelant à la révolte à propos des questions de logements (l’appel de l’abbé Pierre est de 1954). Le discours final de Rigal qui doit être prononcé le 26 mai 58 est particulièrement émouvant. Il quitte manifestement son texte et se « lâche ». Il rappelle que des évènements graves se déroulent en Corse (les paras ont pris la préfecture à Ajaccio, un comité de salut public s’est formé et a annoncé qu’il soutenait celui qui s’est formé à Alger quelques jours avant) et adjurent les chefs présents de ne pas mépriser ceux qui ont pris des options différentes. Le dram algérien est partout présent en filigrane mais peu évoqué explicitement. Et le discours que fait Lebouteux sur le rôle des chrétiens dans la cité parait parfaitement s’adapter au cas de Jean Muller.


      Internet est évidemment un outil incomparable pour partager tous ces élements et réagir dessus.


      PS : 160.000 , j’ai des doutes sérieux ! L’habitude de gonfler les chiffres ne date manifestement pas d’aujourd’hui. Les chiffres donnés par Philippe Laneyrie dans « Les Scouts de France », p 279 et 330, me semblent assez fiables. L’effectif le plus élevé atteint semble être 125.000 membres en 1962. Le reste relève des stratégies de communication !, j’ai des doutes sérieux ! L’habitude de gonfler les chiffres ne date manifestement pas d’aujourd’hui. Les chiffres donnés par Philippe Laneyrie dans « Les Scouts de France », p 279 et 330, me semblent assez fiables. L’effectif le plus élevé atteint semble être 125.000 membres en 1962. Le reste relève des stratégies de communication !


      JJ Gauthé


      Répondre à ce message









      • Les documents qui sont publiés jusqu’ici sur « ScoutUnJour » demandent effectivement une contextualisation historique et une mise en perspective pour comprendre ce qui s’est écrit. Je partage donc votre souci de rappeler, notamment, les « événements » de Corse de 1958 ou l’appel de 1954 de l’Abbé Pierre, alors que nous étions en train de lire la recension des Journées Nationales de la Pentecôte (mai 1958) : les discours de Michel Rigal, de François Lebouteux et d’autres, prennent alors plus de relief pour des lecteurs d’aujourd’hui. de la Pentecôte (mai 1958) : les discours de Michel Rigal, de François Lebouteux et d’autres, prennent alors plus de relief pour des lecteurs d’aujourd’hui.


        Cela m’amène à une autre perspective (non exclusive de la précédente) qui s’attache à la mise en lumière de la réception effective, au sein de l’Association des , de ce qui s’était dit et fait au cours de ces fameuses Journées Nationales. Quelle auront été finalement les retombées dans les unités et dans les Régions ? C’est pour cela que des réactions de témoins directs et de participants seraient intéressantes à recueillir aujourd’hui., de ce qui s’était dit et fait au cours de ces fameuses Journées Nationales. Quelle auront été finalement les retombées dans les unités et dans les Régions ? C’est pour cela que des réactions de témoins directs et de participants seraient intéressantes à recueillir aujourd’hui.


        Je pense ainsi aux éventuels témoignages des cadres du « terrain », et de ceux qui ont été Eclaireurs ou Routiers - non qu’un témoignage de l’Equipe Nationale ou du Conseil d’Administration, s’il est possible, soit inintéressant dans cette perspective (un travail d’analyse de contenu des déclarations des Responsables Nationaux mériterait d’être lancé puis exploité). Mais c’est la question de la « réception » par les jeunes, de l’intégration dans les mentalités et les pratiques scoutes de ce genre d’intentions, de l’impact dans la vie concrète en quelque sorte, de ce genre de discours qui m’intéresse surtout.


        En écrivant ces quelques lignes, et au-delà de la simple lecture des Journées Nationales 1958, je ne pensais pas à un quelconque recommencement plus ou moins caricatural de l’Histoire. Pas davantage et abusivement à un passé presque « mythifié ». Mais plutôt, à la possibilité de mettre au jour des ressorts et des dynamismes (sociologiques, culturels, … , anthropologiques) qui seraient à l’œuvre dans l’Association prise dans son contexte (social, politique, religieux, intellectuel) difficile et à l’évidence en profonde mutation, marqué par la croissance industrielle, le consumérisme naissant, l’explosion technologique, ferments de la sécularisation accélérée des années 60. 1958, je ne pensais pas à un quelconque recommencement plus ou moins caricatural de l’Histoire. Pas davantage et abusivement à un passé presque « mythifié ». Mais plutôt, à la possibilité de mettre au jour des ressorts et des dynamismes (sociologiques, culturels, … , anthropologiques) qui seraient à l’œuvre dans l’Association prise dans son contexte (social, politique, religieux, intellectuel) difficile et à l’évidence en profonde mutation, marqué par la croissance industrielle, le consumérisme naissant, l’explosion technologique, ferments de la sécularisation accélérée des années 60.


        Ce type de réflexion n’est peut-être pas éloigné de préoccupations de celles ou ceux qui, en ce moment, se trouvent devant la « page blanche » de la construction de la nouvelle entité scouts-guide. Quels a-venirs, sur la foi de quel passé ?


        Vous-même, ou d’autres lecteurs, qu’en pensez-vous et auriez-vous des pistes à me suggérer ??


        Bien cordialement, en tous cas, et peut-être à une prochaine visite,


        jmv


        PS. : je suis, moi-aussi, prudent sur les effectifs annoncés dans cette Revue des Chefs. Ce n’est pas un parallèle hasardeux avec la situation de ces 10 dernières années qui m’intéresse, c’est plutôt l’idée de Michel Rigal et d’autres d’un grand « Mouvement de Jeunesse », partenaire obligé des Pouvoirs Publics ou de l’Eglise, qui donne à réfléchir. On comprend mal, me semble-t-il, le maillage administratif des scouts collant plus tard aux réalités administratives de la Vème République, sans cette perspective puissante de Politique de/pour la Jeunesse.


        Répondre à ce message







        • > Jean Muller, un rappelé témoigne à charge 19 mars 2004 18:36, par Philippe Giron

          Voilà en tout cas du grain à moudre ! Scoutunjour accueille toutes les contributions, il faut juste faire savoir que l’on peut les déposer ici. Merci pour cet intéressant débat, qui peut continuer, les pages HTML pouvant dépasser largement le format A4 (Ca se voit surtout à l’impression ;)

          Répondre à ce message














© 2004-2008 Les Scouts et Guides de France - Réseau des Parents et Amis | Mentions légales | Suivre la vie du site Suivre la vie du site | Espace privé | squelette


 

Commentaire n° 6 posté par: sans importance le 17/07/2008 - 11:11:41

Retour


Docteur André BLITTE








2003 1953


le nom de Blitte est d'origine allemande et signifie petite noblesse pour services rendus à l'empereur.
Les origines française de la famille Blitte en France datent de 1742 à Pont Saint Mard où ils sont des domestiques de labour .

André Blitte est né le 12 février 1934 aux Grandes Armoises (Ardennes). Son père, Édouard Blitte et sa mère, Charlotte née Forget, sont instituteurs à Montey-St.Pierre (Ardennes).
Il a deux frères qui seront également médecins.

Il fait ses études primaire aux Grandes Armoises avec ses parents, puis ses études secondaires au Lycée de Charleville de 1944 à 1951.
Il entre à l'école de Médecine de Reims où il étudie de 1952 à 1953.


Il est admis sur concours à l'École du Service de Santé Militaire à Lyon le 15 octobre 1953.
Il intègre l'École le 3 nov.1953.


Pendant cette période d'études de médecine. il fera un stage de parachutisme et obtiendra le Brevet militaire de parachutiste le 5 octobre 1956, avec le n° de brevet: 120.616.

Il est promu au grade de Médecin Aspirant le 1er juillet 1958.
Il est reçu docteur en médecine le 27 juillet 1959 et est nommé Médecin Sous-Lieutenent à compter du 1er juillet 1959.


Volontaire pour servir en Algérie il est affecté en qualité de Médecin-chef au 12e bataillon d'infanterie à Tablat ,de août1959 à septembre1960.
Pendant cette période il se distinguera particulièrement et sera cité à l'ordre de la Brigade pour le motif suivant:
"Médecin-Chef du 12°B.I. (Quartier de Tablat) s'est consacré avec un dévouement total et la plus grande efficacité à tous les aspects de sa mission" Participant à toutes les opérations du Bataillon, a fait preuve en toutes circonstances de la plus grande maîtrise de soi. Le 5 juillet 1060 dans la région de BOU KHENNOUS, au cours d'un accrochage avec un groupe rebelle armé en guerre, a donné une belle preuve de courage et de sens du devoir en se portant rapidement, à travers une zone difficile et non encore reconnue par nos éléments, auprès de l'élément accroché pour donner ses soins à un harki grièvement blessé. A largement contribué au progrès de la pacification dans le Quartier de Tablat en assurant le service médical des regroupements de SIDI HELOU, TAOURTAISINE et BOU SMAIL dont il avait su gagner le coeur des populations."
Cette citation comporte l'attribution de la Croix de la Valeur Militaire avec étoile de bronze.


Il rentrera en France pour compléter sa formation de médecin à l'hopital Miltaire du Val de Grace à Paris de novembre1960 à juillet1961.
Après cette année d'application il sera de nouveau affecté en Algérie comme médecin au 1er bataillon du 7°Régiment de Tirailleurs à Mac Mahon du16 juillet 1961 au 23 mars 1962.


C'est la fin de la guerre d'Algérie. L'armée française rentre en métropole.


Breveté militaire de parachutisme, le médecin-capitaine Blitte est affecté au 1er Régiment de Hussards parachutistes à Sedan puis à Tarbes de 1962 à 1965.
Il est muté ensuite au Centre d'instruction n° 6 à Commercy de 1965 à 1967.


En 1967 il décide de pratiquer la médecine dans le secteur civil et il émigre au Québec .


Il est tout d'abord médecin à I'Hotel-Dieu de Québec et à I'Institut de cardiologie de Québec de 1967 à 1972.

Il s'installe définitvement comme cardiologue à Joliette de 1973 à nos jours.


Il épouse Muryelle Cournoyer le 14 juin1985. Alexandre naît de cette union ; il a aujourd'hui 18 ans.


Le docteur André Blitte est titulaire de la Croix de la Valeur Militaire avec Étoile de Bronze, de la Croix du Combattant, du Titre de la reconnaissance de la Nation, de la Médaille commémorative d'AFN.


Retour



Commentaire n° 7 posté par: sans importance le 17/07/2008 - 19:46:57
Ce n'est point pour faire son eloge que j'ai balancé la biographie de ce medecin militaire André Blitte dont on glorifie les actes mais juste pour que l'on oublie pas ce que nos parents ont endurés durant cette guerre de liberation. Pour ceux qui doutent et qui pense que l'indepandance nous a été offerte par le General DE Gaulle je les renvoie sur les sites du fameux journal l'echo d'alger qui reprend quelques phrases celebres du General de Gaulle quand il a visité à plusieurs reprises l'algerie française. Salut El hadj Djamal et toute l'équipe sans oublier notre trés cher Johny
Commentaire n° 8 posté par: sans importance le 17/07/2008 - 20:13:40

j'avais ecrit un long speach sur mon commentaire n°7 mais un probleme est survenu pour tout effacer. En mot je résume ce que je veux dire à travers ce message que nul n'oublie le passé révolutionnaires de nos parents à l'eloge "glorieux" qui est fait à ce medecin qui a soigné un pauvre harki.


J'en profite pour saluer Djamel Merzak et Johni pour ceux qui ne le savent pas Abdellah.

Commentaire n° 9 posté par: sans importance le 17/07/2008 - 20:22:14
Kamel. Et le modérateur ,c'est pour bientot? On donne maintenant des pseudos à ceux qui en sont contre!
Commentaire n° 10 posté par: L'arrière-garde. le 17/07/2008 - 20:34:30

mes chers amis, permettez moi de vous faire part de mes remarques relatives à certains commentaires emanant de certains intervenants sous de pseudonymes. Sans aucune  intention d'eveiller des susceptibilités chez quelques intervenants qui doivent d'ailleurs se reconnaitre ni toucher à leur sensibilité, je tiens à lancer cet appel, dans l'interet du blog et de tous les intervenants, contre les abus qui ont tendance à devier  le blog de son objectif.  Il y'a un manque flagrant de dynamisme et de sujet d'importance voire un deficit en commentaires riches d'idées et d'enseignement. Parler bien ou s'abstenir.   N'avez vous pas remarqué que les bons commentaires font grandement defaut ces  derniers temps?. Et des retraits de la gent feminine et de certains brillants intervenants? Il y'a certainement des raisons qui  justifent ces retraits.


Priere de prendre mes remarques du bon coté.

Commentaire n° 11 posté par: R.Abdelhamid le 17/07/2008 - 21:04:16
ya Si Hamid je ne sais pas à qui s'adrésse ton commentaire mais tu gagnerais beaucoup à être un peu plus précis cela aidera certainement les intervenants comme tu le souhaites si bien. Et pour calmer ta ghira parce que j'ai oublié de te saluer maintenant c'est fait cava?
Commentaire n° 12 posté par: sans importance le 17/07/2008 - 22:13:33

Bonsoir, la compagnie.


"Sans importance", soit le bienvenu parmi nous. Je voudrais juste te faire une petite, mais alors une toute petite remarque : tu aurais pu nous épargner le très long copier-coller et insérer, par exemple, les passages qui se rapportent à Tablat. En tout cas, c'est bien d'avoir enrichi cette rubrique par ce témoignage.


Je reviens, maintenant, sur les blogueurs anonymes. Tant qu'ils mettent en ligne leurs idées, leurs points de vue et leurs opinion, pas de problème. Je dirais que par les temps qui courrent, celà est de rigueur.


Je ne suis pas d'accord, par contre, que certains, sous l'anonymat, tirent sur des internautes en citant leur nom ou en relatant des faits mettant en cause des gens de la ville.


Les salamalecs de Hamid et de ses amis ne font de mal à personne et permettent à des gens de se retrouver et c'est tant mieux.


Je ne suis pas, non plus, d'accord que des internautes gardent l'anonymat en s'impliquant, par exemple, dans l'opération "Ramadhan 1429".  Quel mal y a t il à décliner son identité pour participer à cette opération pour donner des conseils,  contacter les imams ou collecter des fonds? Je voudrais bien savoir qui contacter pour faire avancer les choses. On est engagé dans une opération de bienfaisance et non dans des actions subversives, à ma connaissance !


Le mot de la fin, pour rire : "Sans importance": quand tu écris, fais attention à la ponctuation car j'allais me retrouver "hadj" avant l'heure (merci pour le titre a priori) à côté de notre vrai hadj Ayman.


Hamid, Abdallah, ne vous énervez pas pour l'anonymat : c'est simple, passons nous aussi dans la clandestinité et le tour est joué !


A+

Commentaire n° 13 posté par: djamal tidjani le 18/07/2008 - 00:29:36

A l'auteur du commentaire N°12.


Le civisme me dicte la retenue face à une quelconque provocation. Puisque ta maladresse et tes excés incontrolés te tolerent de lancer des expressions deplacées refletant votre esprit maladif, je me permets de vous repondre simplement qu'en injectant  votre virus sur le blog devenu, à travers vos conneries,sans importance, induisant ; en consequence  le retrait de beaucoups d'internautes respectueux. Je tiens à vous preciser que votre pseudo  reflete réellement votre personnalité  sans valeur.


A travers mon commentaire je ne visais personne et je n'avais aucun prejugé ni arriere pensée. Mais "qui se sent morveux se mouche".


Monsieur, comme vous le reconnaissez vous même que vous êtes sans importance vous êtes pour moi un individu souffrant d'une deficience mentale dont je ne pourrai être jaloux et dont je m'interdis de toucher de peur d'une contamination. 


Ghira :une expression irreflechie.   


Je vous precise que je connais votre identité; mais tant pis. Plus  de respect


Mes chers amis, tant que ce virus n'est pas aneanti je ne ferai plus partie de ce blog.


Avec toutes mes excuses auprès du lectorat 


 

Commentaire n° 14 posté par: R.Abdelhamid le 18/07/2008 - 01:12:08
L'antivirus efficace requis par nos amis abdellah et abdelhamid est le moderateur.il permet d'eviter virus ,microbes, moustiques et surtout les mouches.meme les petits garçons sauf s'ils sont accompagnes.
Commentaire n° 15 posté par: le censeur le 18/07/2008 - 09:07:02

Bonsoir !

 



Encore des interventions anonymes. Bourrées d’agressions en plus? Quand ces gens comprendront ils la gène qu’ils suscitent au sein du blog ? Quand le civisme convoité à l’égard des citoyens de cette ville tant chérie prendra t-il effet ? Quand ces amusements stupides cesseront-ils ? A quand la maturité ? Le râle de bol et les coups de gueules se généralisent de plus en plus. Je vous en prie faites un effort et reprenez vous.

 



Plutôt que de t’énerver Abdelhamid prend soin de ne pas sanctionner celle que tu aimes.

 



Sans important, si ton ramage se rapportait à ton indenté réelle tu serais certainement le phénix des hôtes de ce blog. Amicalement
Commentaire n° 16 posté par: abdellh le 18/07/2008 - 14:43:01
Veuillez lire identité et sans importance
Commentaire n° 17 posté par: abdellah le 18/07/2008 - 15:19:08
sans oublier ras le bol
Commentaire n° 18 posté par: abdellah le 18/07/2008 - 16:44:27
Ajouter un commentaire

Visiteurs


Vous êtes le visiteur N° :

FreeCompteur.com

Depuis le 03 Novembre 2006



Commentaires

Image aléatoire

Newsletter

Inscription à la newsletter

Portail de l'emploi 100% gratuit

Créer un blog sur dzblog.com - Contact - C.G.U. - Reporter un abus