CE SUJET - IDEE DE NOTRE AMI HAMID REZIG- DEVRAIT SURTOUT PERMETTRE AUX VETERANS DU BLOG DE PUBLIER DES HISTOIRES VECUES RELATANT LES EVENEMENTS TELS QU'ILS SE SONT DEROULES DAND NOTRE VILLE.
IL FAUDRAIT QUE LA JEUNESSE ACTUELLE SOIT AU COURANT D'UN PAN DE L'HISTOIRE DE TABLAT.
JE SOUHAITERAIS DE LA PART DES INTERVENANTS QUE L'ACCENT SOIT MIS SUR LE COTE FESTIF DE CETTE PERIODE PLEINE DE JOIE, DE LIESSE ET SURTOUT DE BEAUCOUP D'INSOUCIANCE DE LA PART DE NOTRE JEUNESSE.
djamal tidjani
Commentaires
Bonjour, les amis.
Dans l'énoncé du sujet, j'ai omis de préciser qu'il fallait relater les évènements du 05 juillet 1962 et des jours suivants.
Je m'en excuse.
A+
et oui il parait que Tablat a ete le dernier (si ce n,etait pas l,unique)barrage a l,armee de l,est. Les gens ont ete abarsourdis par la qualite de l,armement qu,ils ont vu. Alors que le maquis de l.interieur manquait de tout.Etonant non?
J,aimerais bien lire des temoignages sur cet incident. merci
Hommage à monsieur COURBON et à travers lui tous les européens d'Algérie et d'ailleurs qui ont combattus pour l'Algerie libre .
On (les combattants de la dernière heure) a occulté la participation combien glorieuse des européens d'Algérie et de France. Nos livres scolaires d'histoire et autres n'y ont jamais fait allusion pourtant une épreuve du bac 2008 porte sur un passage de "la Question" d'Henri Alleg". Nos élèves ont-ils entendu parler de lui?
Mme Zohra Drif Bitat ,Mme Bouhired et les autres..,Ne leur demandez pas d'écrire l'histoire? L'histoire c'est vous. Demain il sera trop tard. Vous devez bien ça à vos valeureux compagnons. Honorez leur mémoire, non pas par des feux d'artifice et de fleurs,mais par une reconnaissance de tous leurs faitset actes.
Je me rappelle avoir lu un passage qui relatait la désertion d'un officier français avec tout son bataillon pour rejoindre la "rébellion". On n'en a jamais fait allusion parce que c'est ça l'histoire.
Chapeau, Ayman.
Il faut que des récits similaires soit postés dans notre blog. Malheureusement, on a comme l'impression qu'il n'y a que toi qui t'échine à creuser au plus profond de ta mémoire pour nous faire revivre l'histoire ô combien glorieuse de notre ville.
Je rapporterai, en ce qui me concerne, une histoire que m' a racontée mon cousin Boualem Chérifi où il était , avec une autre personne, les deux seuls survivants d'un massacre collectif pérpétré par des "soldats" français qui ont agi exactement comme faisaient les nazis pendant la deuxième guerre mondiale. Il me manque quelques détails sur ce dramatique évènement et je ne manquerai pas de revenir pour vous en faire part.
Comme l' a rappelé Ayman, celui qui n'a pas vu les corps sans vie et parfois ensanglantés des chouhadas , donnés en spectacle sur les fils barbelés devant le café de Khiat ne pourront jamais ressentir cette profonde tristesse qui se lisait sur tous les visages des tablatis.
Je me souviens de ces corps qui avaient une étiquette,reprenant leur identité, accrochée soit à un orteil soit attachée autour de leur cou. On se demande qui se comportait en barbares :les "soldats "français ou nos valeureux moudjahidine qui ne faisaient que se battre pour l'indépendance de leur pays. La chose est entendue.
Je reviendrai, également, pour vous raconter comment ces "soldats français ont assassinés, à bout portant, 21 ou 23 personnes en un laps de temps très court dans notre dechra de "Tidjaî" , terre de mes aieuls.
Je pense que chaque pierre, chaque arbre, chaque montagne, chaque oued et chaque cimetière pourront raconter des histoires semblables. La bravoure et l'héroisme de nos combattants ont fini par vaincre la 3ème puissance militairedu moment, membre, de surcroit, de l'OTAN.
A+
C'est un peu la réponse au "patriote" auteur du post n°5.
Qui était l’aspirant Henri Maillot ?
SERGE KASTELL.
Le Maquis rouge. L’aspirant Maillot et la guerre d’Algérie. 1956.
Edition l’Harmattan.
[HAB10] Que signifie aujourd’hui le nom de l’aspirant Maillot, quarante-deux ans après sa mort, dans les premiers jours de juin 1956 ? Dans un récent ouvrage, Serge Kastell accomplit un remarquable travail de mémoire. Le moins que l’on puisse dire est que la disparition de ce jeune aspirant du Train, responsable du Parti communiste algérien qui, au temps où le gouvernement de
étendait son autorité de Dunkerque à Tamanrasset, passa "à l’ennemi" en avril avec un camion d’armes et qui se fit tuer au maquis, reste discrète, voire méconnue, de l’histoire officielle française. En Algérie, ce n’est qu’un nom de martyr parmi d’autres, en grande majorité musulmans, et pour un tout petit nombre européens. En préface à l’ouvrage, Henri Alleg parle d’"épopée" à propos de la constitution dans la vallée du Chélif d’un "Maquis rouge", comme disait la presse de l’époque. Il est de ceux qui jamais ne pourront oublier "l’extraordinaire émotion qui, un matin de juin 1956, accueillit la nouvelle de la mort d’Henri Maillot, de Maurice Laban et de leurs compagnons d’armes, paysans patriotes engagés à leur c"té".
Ces "Combattants de la libération" dont Henri Maillot fut une figure héroïque, s’intégreront, pour certains d’entre eux qui survécurent, dans l’Armée de libération nationale (ALN) algérienne. Henri Alleg note que, si à l’époque "le nom des Européens qui en étaient membres a été plus médiatisé que ceux qui étaient d’origine algérienne, ils ne seront pas non plus traités par les dirigeants de l’Algérie indépendante avec le respect et la reconnaissance que méritait leur exceptionnel courage". Serge Kastell, trop jeune pour avoir vécu l’expérience de la guerre d’Algérie, est une exception. Il a été "fasciné" et "conquis" par la "pureté de l’engagement" de l’aspirant Maillot. On lui pardonnera donc certaines inexactitudes sur l’attachement profond de son héros au Parti communiste algérien et sur la réalité de ce que furent les relations entre le PCA et le Parti communiste français. Henri était fils d’un européen d’Algérie de vieille souche. Un enfant du pays, en quelque sorte. On en apprend beaucoup sur les épisodes qui propulsèrent Henri Maillot dans l’univers communiste de l’époque, et peut-être un peu moins sur les circonstances de la mort de celui que "l’Echo d’Alger" traitait d’"aspirant félon". L’auteur a retrouvé Mohammed, pâtre, témoin oculaire de la fin tragique de Maillot. Ce dernier serait bien mort en répondant "Vive l’Algérie !" aux militaires français qui lui intimaient l’ordre de crier "Vive
!". ARNAUD SPIRE
Bonsoir tous les amis. Je voudrais ici rendre un hommage posthume à un certain KRIBI Mohamed , plus connu sous le surnom de ROUGI , père du scoutisme à Tablat. Il forma toute la génération d'après indépendance.Qui ne se rapelle de ces parades de jeunes kechefs . Et ses démélées avec les autorités de l'époque ? Il s'opposait déja à un certain ordre établi. Il est mort l'année dernière à l'Arba dans un dénuement total. Que Dieu lui ouvre ses vastes portes du pararadis.
Allah yarham si Mohamed Kribi. " Rougi" pour nous tous, jeunes scouts à l'indépendance. Il nous donnait des cours d'arabe et nous apprenait des chants patriotiques. Que de randonnées, parfois tumultueuses( on s'était égarés, filles et garçons, du côté de Guerrouma et toutes nos familles qui attendaient avec anxiété), avec lui aux alentours de Tablat
Il avait, effectivement, un franc parler qu'on peut qualifier, maintenant, d'audacieux par rapport à cette époque là.
Je le croyais toujours vivant et chaque fois que je passais par son quartier "djiboulou" de l'Arba, je guettais sa frêle silhouette.
Allah yarhmou.
Rebonjour,
Je voudrais qu'on recentre un peu les interventions concernant les journées mémorables autour du 5 juillet 1962 à Tablat.
Je mettrais en ligne aujourdh'ui ou demain (grâce à notre ami Kamel qui a pris quelques jours de congé) deux ou trois photos récupérées récemment montrant des regroupements de la population de Tablat dans le vieux stade ( école actuellement).
A +
Bonjour tout le monde
Y'a t'il quelqu'un qui peut nous communiquer le programme des festivités du 05 juillet. Une conference commemorative est elle prevue sur le programme? Mais qui peut donner cette conference pour retracer les preparatifs et la sensibilisation de la population contre la colonisation. Quels sont les acteurs qui, travaillant dans la discretion, qui recrutaient les Moudjahiddines et les conditions de recrutement. Quel est le premier chahid tablati et en quelle année. Quel est le premier Moudjahid recherché par l'administration coloniale? Et pourquoi? Quel est le premier foyer incendié par l'armée coloniale et en quelle date?Quello est l'operation militaire qui a fait le plus de victimes dans la region de Tablat? Tablat compte combien de Chahid et de chahidate?.
A Tablat, quelle est la personne qui etait la plus activement recherchée dés le declenchement de la revolution armée c'est à dire fin 54? Quelle est la famille qui a donné le plus grand nombre de chouhada(par foyer et pas par famille ou groupe de familles).
Qui etait le principal recruteur des Moudjahiddines dans la region de TABLAT?
je me limite uniquement à ces simples questions.
Des revelations fracassantes risqueraient d'apparaitre dans les jours à venir mais pas dans ce blog.
On dit que dans chaque verité il y'a une part de mensonge. Et dans chaque mensonge il y'a une part de verité. Nous, nous ne revendiquons que la verité.
Je m'adresse aux falsificateurs de l'histoire et aux faux moudjahiddines (qui sont trop nombreux): "ellah yane alkoum"
En cette occasion memorable du 05 juillet, j'ai la joie et le plaisir d'exprimer ma profonde reconnaissance aux vrais acteurs de la revolution encore vivant ,loin des ecrans, dans le strict anonymat.
Je tiens à souhaiter longue vie et beaucoups de santé à notre imam 3ammi AHMED BOUAMAMA, qui demeure, à mes yeux, la personne la plus credible et la plus propre, et une source pour le recueil et la collecte des temoingnages portant sur les preparatifs et la sensibilisation menés par les authentiques moudjahiddines( dont 99% ne font pas partie de ce monde) morts dans l'anonymat.
Ne soyez pas surpris, AMMI AHMED BOUAMAMA merite beaucoups plus de consideration et de respect. Il detient beaucoups d'information sur la revolution. Mais comme il est trop gentil et sage, il ne peut..............
.
Qui a confectionné l'embleme national et en quelle année? Pourquoi le choix du croissant et de l'etoile en rouge? Pourquoi le blanc et le vert?
"Rendre à Cesar ce qui appartient à Cesar".
L'année scolaire 61/ 62 était exceptionnelle. L'hélicoptère qui en ce matin du 19 mars déversa sur leur village des milliers de feuilles et c'était un jeu de les ramasser (leur jeu habituel était "khatatif ",), tout en ne comprenant pas que ce jour ne ressemblait pas aux autres.
De retour des vacances de Pâques , leur maître leur demanda de dessiner un drapeau. "lequel? questionnèrent-ils tous ensemble étonnés. "celui que vous voulez". Les élèves s'exécutèrent d'autant plus qu'ils allaient dessiner le drapeau qu'ils venaient de découvrir pour la première fois. Le maître ne dédaignant pas ramasser les copies,d'un seul coup d'oeil,il s'aperçut de l'engouement des enfants. La décèption se voyait sur son visage. Il ne comprenait pas l'ingratitude de ces indigènes envers leur " mère- patrie ".Il devint fou furieux.Il croyait que la culture française ait déteint sur ces innocents. Voilà qu'ils voient en eux des " fellaghas". Vous pensez avoir vaincu la grande france . " Détrompez-vous,l'indépendance,c'est de gaule qui vous en a fait cadeau ".
Ce n'est que beaucoup plus tard que je compris sa réaction.Il était frustré d'avoir perdu son Algérie française.Peut-être était-il même un sympathisant de l'OAS?
Bonjour tablatya
A l’occasion du 5 juillet
A tous ! bonjour
Salut El Hadj Aymen
C’est toujours avec un réel plaisir que je parcours tes commentaires. Les souvenirs que tu évoques nous réchauffent le coeur au-delà de tes espérances. Te connaissant depuis longtemps, farouche dans tes recherches de la vérité sur la période coloniale je ne fais que m’incliner devant ta formidable mémoire. Pas étonnant que les Français parlent de ‘’sale guerre d’Algérie’’. Vaincue en Indo Chine l’armée française voulut à tout prix redorer son blason devant cette population et ces partisans que mère patrie avait spolié de tous ses trésors. Les tortures, subies par la résistance française face à l’occupation Allemande, ont été pratiquées à la lettre sur nos concitoyens. Mais, ce n’était qu’une ‘’sale guerre’’ la révolution. Je te dis à vendredi, in cha allah, mon ami indigène
Les accords d'evian,
Donnez la liste complete de la delegation des membres qui ont mené les negociations avec le pouvoir français à Evian.
Durée des negotiations.
Vos commentaires sur l'affaire SI SALAH
Qui a tué le colonel SI TAYEB EL DJOGHLALI( rien à voir avec beni djoghlal) de son vrai nom BOUGACEMI Mohamed? Et pourquoi il a été assassiné?
Qui a denoncé LARBI BEN M'HIDI?
Revolutionnaires dites vous?
Moufdi Zakaria (allah yerhmou) a composé son hymne : (kassamen=jurer de ne jamais oublier). Quand il a vu que son chant était mal interprété (kassamen =partageons), alors il s'est éxilé.
Mais après sa mort, à Tunis , ils ont nommé son fils comme ministre de l'éducation juste pour avoir la légitimité du père.
Cher Merzak, je suis convaincu de ton patriotisme inné. Toute question posée ,par mes soins, a, chez moi, sa reponse. Ta fibre patriotique te pousse à intervenir pour apporter ta contribution, en faveur de ces jeunes, pour les armer d'un patriotisme similaire à celui de la generation de Novembre. L'offuscation et la falsification de l'histoire ont provoqué une rupture entre la generation de Novembre et celle de l'independance. La responsabilité des erreurs et des crises politiques qui se sont succédées depuis la prise du pouvoir par la force en 62 incombent entierement aux tenants d'un pouvoir usurpé se succedant toujours à lui même avec les graves consequences dissimulées à un peuple "drogué" et qui se sont materialisées par des horreurs jamais vecues dans l'histoire contemporaine.
Tes interventions sont tres instructives car elles emanent d'un coeur plein de foi.
Il est temps que la verité se rapportant à notre guerre de liberation soit retablie. Le probleme relatif aux archives detenues par les français ne connaitra pas son denouement, et tant mieux pour ces gens qui detiennent le pouvoir.
Comme je l'ai dit auparavent, j'ai eu la chance de cotoyer les vrais acteurs de la revolution, mais j'ai eu cette malchance de connaitre beaucoups de verité sur la nature du pouvoir par lequel je suis ecoeuré. Heureusement que beaucoups de MERZAK existent encore sinon ................
C'est avec une extreme tristesse que je suis en train de m'exprimer. Je ne suis pas à l'aise en ce 05 Juillet. L'apparence l'a emporté sur la transparence. C'est toujours l'opacité.
Cher MERZAK, tout ce qui est lié à l'histoire de liberation demeurera sacré. Personne n'a le droit de façonner le passé selon son choix.
Tout ce qui a été rapporté jusqu'à present ne reflete qu'une infime partie des faits réels qui s'etaient produit dans la region de TABLAT.
Les hauts faits etaient dans les montagnes et pas dans la ville de TABLAT.
J'ai eu l'occasion de discuter à plusieures reprises avec Si AZZEDDINE(Rabah ZERARI) et BENCHERIF Ahmed qui m'ont alimenté en beaucoups d'information sur leurs roles respectifs.
Le premier m'a longuement expliqué comment s'est deroulé son evasion de la prison de TABLAT. Le second m'a aussi expliqué comment il s'est evadé de la caserne de Sour El Ghozlane el la premiere personne avec qui il avait pris contact à Ain Bessem.
Je t'avoue que ces deux personnes n'ont pu resister à mes questions et l'un deux s'est meme emporté en me disant "ya hamid, wachkoun kerrak a la ethaoura, on dirait que tu etais au maquis mais contre nous". "
Bonsoir chers amis Un peu d’histoire
Le manifeste du peuple algérien
La propagande de l'Axe et des Alliés avait contribué à raviver la conscience nationale, tandis que l'Allemagne essayait de peser de tout son poids derrière certains Algériens insurgés contre
ondes de sa radio appelaient le peuple à se révolter et promettaient aux nationalistes de réaliser leurs revendications s'ils se rebellaient contre
son côté, l'Axe diffusait sa propagande contre le pouvoir nazi et le gouvernement de Vichy. On parlait beaucoup de liberté, d'indépendance et d'autodétermination des peuples.
C'est cette propagande qui avait encouragé Ferhat Abbas à prendre contact avec le représentant américain, Mr Murphy, pour lui exprimer le souhait des Algériens à aider leurs alliés en échange de leur indépendance.
La réponse de Murphy fut que son pays se préoccupait d'abord de liquider le nazisme et souhaitait aider tout le monde.
Suite à ces deux rencontres, Ferhat Abbas entreprit la rédaction du manifeste algérien après avoir eu de larges consultations avec les représentants du Parti du Peuple Algérien et de l'Association des Ulémas Musulmans Algériens.
Ferhat Abbas avait élaboré son manifeste sur la base des documents algériens précédents tels que les revendications de l'élite, celles du Congrès Islamique, les principes du Parti du Peuple ainsi que les idées de
Il poursuivit en évoquant les relations algéro-françaises démontrant qu'elles étaient basées sur la privation des Algériens de tous leurs droits.
Le Manifeste comporte cinq sections dans lesquelles sont abordés la situation de l'Algérie depuis son occupation jusqu'à l'arrivée des Alliés, les relations algéro-françaises depuis 1830 basées sur la discrimination raciale, l'échec des réformes précédentes, le déclenchement de la seconde guerre mondiale et enfin, il insistait sur les revendications essentielles des Algériens.
Le contenu du Manifeste peut être résumé comme suit :
- Mettre fin à la colonisation
- Application du principe d'autodétermination à tous les peuples.
- Doter l'Algérie de sa propre constitution distincte de la constitution française, garantissant l'égalité des droits et la liberté à tous les habitants.
- Participation immédiate et effective des Algériens au gouvernement de leur pays
- Libération de tous les condamnés et prisonniers politiques de tous les partis.
Vingt deux (22) personnes avaient signé le Manifeste qui fut publié le 10 Février 1943, sous le nom de Manifeste du Peuple Algérien
Histoire d’Algérie éditée par le ministère des anciens moudjahidines
Farhat Abbas,
Déçu de ne pas avoir vu triompher le courant assimilationniste dont il a longtemps été le porte-parole, Ferhat Abbas profite de la situation politique de 1943 — et particulièrement de la présence dans les départements français d’Algérie des forces anglo-américaines, depuis le débarquement du 8 novembre 1942, et du gouvernement provisoire de
libre qui donne une audience nouvelle aux Algériens dans le concert des nations — pour publier un Manifeste du peuple algérien le 10 février 1943. Celui-ci s’appuie sur les déclarations de Roosevelt en faveur du respect des droits de tous les peuples au lendemain de la guerre.
Copie du Manifeste du peuple algérien de Ferhat Abbas, 10 février 1943
Fort de cette déclaration, le peuple algérien demande dès aujourd’hui, pour éviter tout malentendu et barrer la route aux visées et aux convoitises qui pourraient naître demain :
a) La condamnation et l’abolition de la colonisation, c’est-à-dire de l’annexion et de l’exploitation d’un peuple par un autre peuple. Cette colonisation n’est qu’une forme collective de l’esclavage individuel du Moyen Âge. Elle est en outre une des causes principales des rivalités et des conflagrations entre les grandes puissances.
b) L’application pour tous les pays, petits et grands, du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.
c) La dotation à l’Algérie d’une Constitution propre garantissant :
1° La liberté et l’égalité absolues de tous ses habitants sans distinction de race ou de religion.
2° La suppression de la propriété féodale par une grande réforme agraire et le droit au bien-être de l’immense prolétariat agricole.
3° La reconnaissance de la langue arabe comme langue officielle, au même titre que la langue française.
4° La liberté de la presse et le droit d’association.
5° L’instruction gratuite et obligatoire pour les enfants des deux sexes.
6° La liberté du culte pour tous les habitants et l’application à toutes les religions du principe de la séparation de l’Église et de l’État.
d) La participation immédiate et effective des musulmans algériens au gouvernement de leur pays ainsi que cela a été fait par le gouvernement de Sa Majesté britannique et le général Catroux en Syrie, et par le gouvernement du maréchal Pétain et les Allemands en Tunisie. Ce gouvernement pourra seul réaliser, dans un climat d’unité parfaite, la participation du peuple algérien à la lutte commune.
e) La libération de tous les condamnés et internés politiques, à quelque parti qu’ils appartiennent.
La garantie et la réalisation de ces cinq points assureront l’entière et sincère adhésion de l’Algérie musulmane à la lutte pour le triomphe du droit et de la liberté [...].
Le peuple algérien, connaissant le sort réservé aux promesses faites durant les hostilités, voudrait voir son avenir assuré par des réalisations tangibles et immédiates. Il accepte tous les sacrifices. C’est aux autorités responsables à accepter sa liberté
Qui était Abane Ramdane ?
Abane Ramdane (en Kabyle: Ɛebban Remḍan) (1920 - 1957) était un homme politique algérien qui joua notamment un rôle essentiel dans l'histoire de la révolution algérienne, et est considéré aujourd'hui encore comme le dirigeant « le plus politique » du FLN, surnommé « l'architecte de la révolution ».Principal organisateur avec Larbi Ben M'hidi du congrès de la Soummam, il trace les grandes lignes du mouvement révolutionnaire consistant à créer un État dans lequel l'élément politique l'emporte sur l'élément militaire, et a opté pour le pluralisme politique et linguistique en Algérie. Victime des luttes internes entres les colonels, partisans du pouvoir militaire, et les défenseurs du primat accordé au politique, il est assassiné au Maroc sur l'ordre des « colonels » du CCE en 1957.
Biographie: Formation française, prise de conscience et engagement politique - Né le 10 juin 1920 à Azouza dans la commune de Larbaâ Nath Irathen, appelée alors Fort National (Tizi-Ouzou), dans une famille modeste. Il obtient le baccalauréat mathématiques avec mention «Bien» en 1941 au lycée Duveyrier de Blida. Au contact d'autres jeunes Algériens, il se forge alors et se cimente une conscience politique et nationale, dans une société villageoise rongée par la pauvreté et la misère. Abane est ensuite mobilisé et affecté pendant
Fortement marqué par les massacres du 8 mai 1945, il abandonne ses fonctions, rompt définitivement avec l'administration coloniale et entre en clandestinité pour se consacrer à « la cause nationale » au sein du PPA-MTLD. Il est désigné, en 1948, comme chef de wilaya, d'abord dans la région de Sétif, puis dans l'Oranie. Durant cette période, il est également membre de l'Organisation spéciale (OS), bras armé du Parti, chargé de préparer
Dans les prisons françaises, élaboration d'une culture politique Recherché par la police française dans l'affaire dite du « complot de l'OS » (1950), il est arrêté quelques mois plus tard dans l'ouest du pays. Il est jugé en 1951, après avoir subi plusieurs semaines d'interrogatoire et de torture, et condamné à 5 ans de prison, 10 ans d'interdiction de séjour, 10 ans de privation des droits civiques et 500 000 francs d'amende pour « atteinte à la sûreté intérieure de l'État ». Commence alors un long calvaire dans les prisons d'Algérie (Bougie, Barberousse, Maison Carrée) et de métropole. Après un court séjour aux Bau mettes (Bouches-du-Rhône) au début de l'année 1952, il est transféré à Ensisheim (Haut-Rhin, Alsace) dans une prison de haute sécurité. Soumis à un régime de détention, de droit commun, extrêmement sévère, il entame l'une longue grève de la faim. À l'article de la mort, il est soigné et sauvé in extremis, et obtient gain de cause. Prisonnier politique, il est transféré en 1953 à la prison d'Albi dans le Tarn (sud-ouest de la France) où le régime carcéral, plus souple, lui permet de s'adonner à son loisir favori, la lecture, qui lui permet de forger sa culture et sa formation politiques. Il y découvre, notamment, la condition injuste et dramatique faite à la nation irlandaise, à maints égards semblable à celle que subit le peuple algérien depuis plus d'un siècle, et le sort d'Éamon de Valera qui connut, comme lui, les geôles britanniques. Transféré à la prison de Maison Carrée au cours de l'été 1954, il est régulièrement tenu au courant des préparatifs de Novembre 1954. Il est même désigné d'office comme l'un des douze membres d'un comité chargé de prendre en mains les destinées de la résistance algérienne contre le régime français, pour l'indépendance de l'Algérie.
Libération, retour à la clandestinité et organisation des réseaux FLN C'est à ce titre que les dirigeants de la zone III (Kabylie, future Wilaya III historique) prennent contact avec lui quelques jours après sa sortie de prison, le 18 janvier 1955, alors qu'il est assigné à résidence à Azouza. Après quelques jours passés auprès de sa mère paralysée, il quitte Azouza, entre en clandestinité et prend en charge la direction politique de la capitale. Son appel du 1er avril 1955 à l'union et à l'engagement du peuple algérien, signe l'acte de naissance d'un véritable Front de libération et son émergence en tant que mouvement national. Il y affirme son credo unitaire, « la libération de l'Algérie sera l'œuvre de tous », qu'il n'aura de cesse que de mettre en œuvre. Il obtient vite une grande influence dans direction intérieure installée à Alger. Chargé des questions d'animation de la « Révolution » au niveau national en assurant la coordination inter wilaya, il anime également la liaison avec
du FLN établie au Caire, les fédérations de France, de Tunisie et du Maroc. Il a ainsi, la haute main sur toutes les grandes questions d'ordre national et international. Il consacre également son énergie à organiser et à rationaliser la lutte, et à rassembler toutes les forces politiques algériennes au sein du FLN pour donner à la « rébellion » du 1er novembre la dimension d'un grand mouvement de résistance nationale. Secondé par Ben Youcef Ben Khedda, il impulse la création d'El Moudjahid, le journal clandestin de
, de l'hymne national Kassaman (en contactant lui-même le grand poète Moufdi Zakaria), appuie la naissance des organisations syndicales ouvrière (UGTA), commerçante (UGCA) et estudiantine (UGEMA), qui deviendront, elles aussi, un terreau pour
Structuration politique du mouvement national et luttes internes Il met également en chantier et supervise la rédaction d'une base doctrinale destinée à compléter et à affiner les objectifs contenus dans
du 1er Novembre 1954. Appuyé par Larbi Ben M'hidi, il fait adopter au Congrès de la Soummam du 20 août 1956 un statut pour l'armée de libération nationale (ALN) devant se soumettre aux « lois de la guerre », et surtout, devenir une plateforme politique dans laquelle est affirmée la « primauté du politique sur le militaire et de l'intérieur sur l'extérieur ». Il est désigné comme l'un des 5 membres d'un directoire politique national, le Comité de Coordination et d'Exécution (CCE), chargés de coordonner la « Révolution » et d'exécuter les directives de son conseil national (CNRA) créé à cet effet. C'est Abane Ramdane qui décide avec Larbi Ben M'Hidi et Yacef Saadi de déclencher la bataille d'Alger, durant laquelle, chargé avec Ben M'hidi de superviser l'action militaire, il coordonne l'action et la propagande politiques en direction de la population algérienne. En mars 1957, après l'arrestation et l'assassinat de Ben M'hidi, et la traque de Yacef Saadi, les réseaux FLN à Alger, poussés par la 10e division parachutiste du général Massu, s'effondrent. Abane avec les trois autres membres du CCE doivent alors quitter la ville. Il gagne Tunis via le Maroc, après une longue marche de plus d'un mois, et la traversée de tout l'Ouest algérien. Dans la capitale tunisienne, il se heurte aux colonels de l'ALN. À ces derniers qui investissent en force les organes dirigeants de
(CCE et CNRA), il reproche une dérive autoritariste et l'abandon de la primauté du politique et de l'intérieur, adoptée à la Soummam, ce qui lui vaut des inimitiés. Attiré dans un guet-apens organisé par les colonels du CCE (Krim Belkacem, Abdelhafid Boussouf, Lakhdar Ben Tobbal…) encouragés par Ben Bella alors détenu à la prison de la Santé, il est assassiné le 27 décembre 1957 dans une ferme proche de la ville marocaine de Tétouan. Son corps, disparu, est symboliquement rapatrié en Algérie, en 1984, pour être "inhumé" au carré des martyrs du cimetière d'El Alia, à Alger.
Jugements
« Abane Ramdane a eu le grand mérite d'organiser rationnellement notre insurrection en lui donnant l'homogénéité, la coordination et les assises populaires qui lui étaient nécessaires et qui ont assuré la victoire » (Ferhat Abbas, L'indépendance confisquée, éd Flammarion, Paris 1984 (p.188-189).
« J'ai connu pas mal d'intellectuels, mais Abane Ramdane était remarquablement intelligent. C'était en outre un homme simple, d'une sincérité absolue. Il n'aimait ni s'habiller ni avoir de l'argent. La seule chose qui lui importât était l'unité nationale. Il était décidé à l'obtenir par tous les moyens. Et c'est cela qui a choqué beaucoup de militants. Il était violent, brutal, radical et expéditif dans ses décisions » (Amar Ouamrane (cf. Achour Cheurfi,
politique algérienne, de 1900 à nos jours, Casbah Editions).
(Wikipedia encyclopédie libre)
Bonjour tout le monde,
Nous sommes le 05 juillet 2008 et nous fêtons le 46 ème anniversaire de notre indépendance.
Il a été demandé, pour la circonstance, à ceux qui ont vécu les journées folles de l'indépendance de nous faire revivre ces moments de joie intense et de liesse franchement populaire. Il est vrai que le souvenir de ces journées, pour ne pas dire mois, fait remémorer à plus d'un les récits sur la guerre de libération.
Ces récits sont plus que nécessaires à notre jeunesse dont la majorité n'a pas connu l'ère coloniale ô combien funeste! Notre ami Ayman, grand narrateur de son état, s'est acquitté avec brio d'une bonne partie de la tâche en nous relatant des moments de notre histoire.
Il faut que notre jeunesse comprenne que l'indépendance n'a pas été un cadeau de qui que ce soit et qu'elle a été arrachée au prix du sacrifice supprême de ses fils, paysans, ouvriers, artistes, sportifs et intellectuels dont beaucoup dans l'anonymat le plus absolu.
Concernant l'écriture de l'histoire de notre révolution, l'histoire avec un grand "H", je pense qu'il faut laisser le soin à nos historiens de prendre en charge ce volumineux travail. Si des zones d'ombre ont existé pendant la lutte de libération - et quelle révolution populaire dans le monde en a été épargnée?- il ne nous appartient pas, à nous simples bloggueurs de ce site , consacré uniquement à notre ville de Tablat, de vouloir réveiller de vieux démons si tant est qu'ils existent!
Seul l'avenir nous intéresse et c'est porquoi ce site doit être consacré au seul développement de notre ville et doit servir comme un moyen privilégié de communication entre les tablatis entre eux, d'abord, et avec leurs nombreux amis d'ici et d'ailleurs, ensuite.
Ce site, du reste, a été l'amorce d'une communication bénéfique à plus d'un titre entre les tablatis et leurs représentants locaux avec, à leur tête, le Président de l'APC qui informera prochainement, par le biais de notre site entre autre, et dans le détail des grands chantiers qui seront mis en oeuvre pour l'aménagement de la ville (réseau d'alimentation d'eau potable, routes, embellissement, etc).
Il serait , néanmoins, fort utile à nos jeunes (et à des moins jeunes d'ailleurs) de connaitre l'histoire de leur propre région, les noms des membres de leur famille et de leur douar qui sont tombés au champ d'honneur, de connaître les endroits témoins des hauts faits d'armes.
Il faut que les jeunes apprennent que dans notre contrée, leurs aînés ont combattu l'armée française avec des moyens dérisoires, surtout au début de la révolution.
Il y a des pays , victimes du nazisme entre 1939 et 1945 (et qui ont reproduit ,en Algérie, les mêmes atrocités qu'ils ont subies chez eux) ,qui célèbrent encore de nos jours les dates anniversaires de leur victoire . Des films historiques (dits "films de guerre") sont encore produits de nos jours sur leur "victoire". Ils gardent la mémoire de leur peuple éveillée pour que nul n'oublie. C'est une leçon que nous devons retenir et c'est ce qu'il faut faire chez nous pour les générations actuelles et futures.
Pour ce faire, on souhaiterait une plus grande mobilisation de chacun de nous pour rechercher des photographies, des documents et surtout des témoignages de ceux qui sont encore en vie et qui peuvent apporter une précieuse collaboration à l'écriture de l'histoire, cette fois-ci, avec un "H" majuscule, de notre ville et de notre région.
Nous ne donnons de leçon de patriotisme à personne car chacun de nous a vécu dans sa chair la Révolution et, à cette occasion, nous nous inclinons bien bas devant la mémoire de tous les chouhada qui se sont sacrifiés pour, qu'un jour, leurs fils soient libres. Pour que leurs fils, instruits, puissent se servir de l'Internet et perpétuer leur mémoire.
ALLAH YARHAM ECHOUHADA.
BONNE FETE A TOUS.
A Aymen ,rubrique histoire de Tablat
Le passage de Ferhat Abbes à Tablat .(documents,témoignages,circonstances,dates et faits...).
Merci d'avance.
Signé : un passionné comme toi et dans lequel je me reconnais. "Tu verras , tu te reconnaitras dans cet...." comme.....................re.
Salam Alaîkoum,
Concernant la venue de Ferhat Abbas à Tablat, j'au appris, ce jour, que ce dernier a animé deux meetings électoraux entre 1946 et 1947et ce en sa qualité de premier dirigeant de l'UDMA (Union Démocratique du Manifeste Algérien).
A ma connaissance, il y a très peu de témoins occulaires encore vivants à Tablat qui auraient pu assister à ces deux meetings. Il faut, néanmoins, discuter avec les vieux qui habitaient la ville en ces temps là.
Et, comme l'a si bien dit notre narrateur hors pair, auteur du commentaire n° 40, c'est à dire le frère Ayman, il faudrait faire appel à nos historiens pour qu'ils déterrent , de dedans les archives, des documents se rapportant à cette époque.
Je reviendrais, personnellement, sur l'histoire de la "cellule" des résistants de Tablat et son anéantissement, en 1957 par les sinistres services du 2ème bureau.
A +
Lors d'un passage de FERHAT ABBES à TABLAT, exactement à l'ancien Souk de l'Oued El Had, alors que ce dernier tentait de sensibiliser l'assistance sur l'identité algerienne et les moyens de lutte contre la colonisation qu'un element avait lancé un propos malveillant "FAKOU"à Monsieur FERHAT ABBES qui avait reagi intelligemment par une autre question par laquelle il s'etait assurée que beaucoups d'elements parmi cette assistance n'avaient rien compris et rien saisi de son discours.
bonsoir à tous
Accords d'Évian
Les accords d'Évian sont le résultat de négociations entre les représentants de
et du gouvernement provisoire de la République algérienne formé par le Front de libération nationale (FLN) durant la guerre d'Algérie. Ces accords sont signés le 18 mars 1962 à Évian et se traduisent immédiatement par un cessez-le-feu applicable sur tout le territoire algérien dès le lendemain.
Négociateurs
Délégation du FLN
- Krim Belkacem
- Saad Dahlab
- Ahmed Boumendjel
- Ahmed Francis
- Taïeb Boulahrouf
- Mohamed Seddik Ben Yahia
- Seghir Mostefaï
- Redha Malek
- Kaïd Ahmed (Commandant Slimane)
- Commandant Mendjli
Délégation française
- Louis Joxe
- Bernard Tricot
- Roland Cadet
- Yves Roland-Billecart
- Claude Chayet
- Bruno de Leusse
