Mercredi 02 Juillet 2008

 

CE SUJET - IDEE DE NOTRE AMI HAMID REZIG- DEVRAIT SURTOUT PERMETTRE AUX VETERANS DU BLOG DE PUBLIER DES HISTOIRES VECUES RELATANT LES EVENEMENTS TELS QU'ILS SE SONT DEROULES DAND NOTRE VILLE.

IL FAUDRAIT QUE LA JEUNESSE ACTUELLE SOIT AU COURANT D'UN PAN DE L'HISTOIRE DE TABLAT.

JE SOUHAITERAIS DE LA PART DES INTERVENANTS QUE L'ACCENT SOIT MIS SUR LE COTE FESTIF DE CETTE PERIODE PLEINE DE JOIE, DE LIESSE ET SURTOUT DE BEAUCOUP D'INSOUCIANCE DE LA PART DE NOTRE JEUNESSE.

djamal tidjani

publié par Kamel BOUKHALFA dans: Tablat
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Commentaires

« Si un jour nous tombons dans le champ d’honneurs n’oublier pas de défendre notre mémoire » MUSTAFA BEN BOULAID
Commentaire n° 1 posté par: ninou le 02/07/2008 - 16:12:29

Bonjour, les amis.


Dans l'énoncé du sujet, j'ai omis de préciser qu'il fallait relater les évènements du 05 juillet 1962 et des jours suivants.


Je m'en excuse.


A+

Commentaire n° 2 posté par: djamal tidjani le 02/07/2008 - 16:33:57

et oui il parait que Tablat a ete le dernier (si ce n,etait pas l,unique)barrage a l,armee de l,est. Les gens ont ete abarsourdis par la qualite de l,armement qu,ils ont vu. Alors que le maquis de l.interieur manquait de tout.Etonant non?


J,aimerais bien lire des temoignages sur cet incident. merci

Commentaire n° 3 posté par: ichemchem le 02/07/2008 - 16:35:02
VIVE L'ALGERIE
Commentaire n° 4 posté par: le petit omar le 02/07/2008 - 16:42:34

Hommage à monsieur COURBON et à travers lui tous les européens d'Algérie et d'ailleurs qui ont combattus pour l'Algerie libre .


On (les combattants de la dernière heure) a occulté la participation combien glorieuse des européens d'Algérie et de France. Nos livres scolaires d'histoire et autres n'y ont jamais fait allusion pourtant une épreuve du bac 2008 porte sur un passage de "la Question" d'Henri Alleg". Nos élèves ont-ils entendu parler de lui?


Mme Zohra Drif Bitat ,Mme Bouhired et les autres..,Ne leur demandez pas d'écrire l'histoire? L'histoire c'est vous. Demain il sera trop tard. Vous devez bien ça à vos valeureux compagnons. Honorez leur mémoire, non pas par des feux d'artifice et de fleurs,mais par une reconnaissance de tous leurs faitset actes.


Je me rappelle avoir lu un passage qui relatait la désertion d'un officier français avec tout son bataillon pour rejoindre la "rébellion". On n'en a jamais fait allusion parce que c'est ça l'histoire.


 

Commentaire n° 5 posté par: Patriote le 02/07/2008 - 19:17:36
Salam aleykoum, Tablat,notre ville et région n'a pas reçu les honneurs qu'elle méritait et qui lui étaient dûs en tant que citadelle de la révolution pendant la lutte de libération nationale.De l'année 1956 à l'indépendance,le centre-ville était une prison à ciel ouvert.Elle était entourée de fil de fer barbelé,destiné à servir de protection aux forces coloniales qui craignaient des instrusions des Moudjhidines.A l'intérieur du barbelé,se trouvait par intervalles des grenades ainsi qu'un fil éléctrique qui était installé sur l'ensemble de ce réseau de pointes hérissées.Deux entrées principales servaient de passage aux habitants de la ville et ceux de l'extérieur.Des chevaux de frise interdissaient l'accès,et ce n'est qu'après présentation d'un laisser-passer délivré par les autorités militaires françaises que les gens pouvaient entrer ou sortir.Ces obstacles,infanchissables sans le document mentionné ci-dessus,étaient usuellement appelés "el-barrière el fougani" et "el-barrière el tahtani".Ces barrières étaient situées sur la route nationale,l'une à la sortie sud (face à l'actuel commerce de M.HACHEMI) qui était contrôlée par une section de bérets noirs,la seconde à la sortie nord,face à l'extrémité du jardin de la Sous-Préfecture (Daira) surveillée par les élements de la S.A.S.Toute personne non munie de ce "sésame ouvre-toi" était conduite au poste de garde et faisait l'objet d'une minutieuse vérification d'identité.Au niveau des décheras,l'Armée de Libération Nationale,s'était dotée d'une organisation remarquable qui a joué un très grand rôle.Les personnes vivant dans ces nombreuses habitations rurales étaient coiffées par des responsables locaux dont certains étaient issus de leurs propres rangs.Le "Mess'oul edechera" ou responsable de la fraction,dirigeait un petit secteur bien determiné et avait pour collaborateurs d'autres Moussebilines qui s'occupaient de tâches différentes (collecte d'argent,préparation de la nourriture pour les "katibates" (compagnies) de l'A.L.N.de passage,surveillance des mouvements de l'ennemi,prise en charge des abris,servaient de guides,etc...La plupart de ces responsables locaux,connus pour leurs activités et recherchés par les forces colonialistes,disparaissaient lors d'opérations militaires engagés par l'ennemi,car ils étaient d'une importance vitale pour les combattants de l'A.L.N qui se basaient sur leur connaissance du terrain et leur disponibilité quasi-permanente à prendre en charge les besoins des Moudjahidines.Avec ces hommes de valeur disséminés sur l'ensemble de la région,les combattants de l'A.L.N. appliquaient en quelque sorte la citation de Mao "l'armée doit être dans le peuple comme un poisson dans l'eau".Grâce au courage,à la combativité et au sacrifice en faveur de leur patrie,ces heroiques patriotes animés par le seul souci de voir leur pays libre et souverain,aujourd'hui,nous pouvons fêter fièrement et dignement la journée historique du 5 Juillet.
Commentaire n° 6 posté par: Ayman(site web) le 02/07/2008 - 21:01:37
Salam aleykoum, Après avoir lâchement assassiné à Oued-Thlatha par les forces de l'occupant,le chahid Khiat Laid,les autorités militaires françaises se sont acharnées sur lui en s'accaparant de ses biens et ceux de son père.Après avoir chassés son épouse et ses deux enfants qui trouvèrent refuge chez leur grand-père,El -Hadj Tahar Tidjani (Allah yarhamou),ils occupèrent son habitation qui a été aménagée pour servir de mess au officiers français.Ils prirent également possession du café dit "Qahwat khiat" qu'ils fermèrent.Le trottoir jouxtant ce café,côté sud,servit de lieu où furent déposés et exposés les corps sans vie des chouhadas tombés au champ d'honneur au cours de la bataille de "Chelaibia" (là où se trouve actuellement érigée,en leur mémoire,une stèle).
Commentaire n° 7 posté par: Ayman(site web) le 02/07/2008 - 21:50:24

Chapeau, Ayman.


Il faut que des récits similaires soit postés dans notre blog. Malheureusement, on a comme l'impression qu'il n'y a que toi qui t'échine à creuser au plus profond de ta mémoire pour nous faire revivre l'histoire ô combien glorieuse de notre ville.


Je rapporterai, en ce qui me concerne, une histoire que m' a racontée mon cousin Boualem Chérifi où il était , avec une autre personne, les deux seuls survivants d'un massacre collectif pérpétré par des "soldats" français qui ont agi exactement comme faisaient les nazis pendant la deuxième guerre mondiale.  Il me manque quelques détails sur ce dramatique évènement et je ne manquerai pas de revenir pour vous en faire part.


Comme l' a rappelé Ayman, celui qui n'a pas vu les corps sans vie et  parfois ensanglantés des chouhadas , donnés en spectacle sur les fils barbelés devant le café de Khiat ne pourront jamais ressentir cette profonde tristesse qui se lisait sur tous les visages des tablatis.


Je me souviens de ces corps qui avaient une étiquette,reprenant leur identité, accrochée soit à un orteil soit attachée autour de leur cou. On se demande  qui se comportait en barbares :les "soldats "français  ou nos valeureux moudjahidine qui ne faisaient que se battre pour l'indépendance de leur pays. La chose est entendue.


Je reviendrai, également, pour vous raconter comment ces "soldats français ont assassinés, à bout portant, 21 ou 23 personnes en un laps de temps très court dans notre dechra de "Tidjaî" , terre de mes aieuls.


Je pense que chaque pierre, chaque arbre, chaque montagne, chaque oued et chaque cimetière pourront raconter des histoires semblables. La bravoure et l'héroisme de nos combattants ont fini par vaincre la 3ème puissance militairedu moment, membre, de surcroit, de l'OTAN. 


A+

Commentaire n° 8 posté par: djamal tidjani le 02/07/2008 - 23:20:01


C'est un peu la réponse au "patriote" auteur du post n°5.


Qui était l’aspirant Henri Maillot ?

 



SERGE KASTELL.

 



Le Maquis rouge. L’aspirant Maillot et la guerre d’Algérie. 1956.

 



Edition l’Harmattan.

 



 [HAB10] Que signifie aujourd’hui le nom de l’aspirant Maillot, quarante-deux ans après sa mort, dans les premiers jours de juin 1956 ? Dans un récent ouvrage, Serge Kastell accomplit un remarquable travail de mémoire. Le moins que l’on puisse dire est que la disparition de ce jeune aspirant du Train, responsable du Parti communiste algérien qui, au temps où le gouvernement de
la France
étendait son autorité de Dunkerque à Tamanrasset, passa "à l’ennemi" en avril avec un camion d’armes et qui se fit tuer au maquis, reste discrète, voire méconnue, de l’histoire officielle française. En Algérie, ce n’est qu’un nom de martyr parmi d’autres, en grande majorité musulmans, et pour un tout petit nombre européens. En préface à l’ouvrage, Henri Alleg parle d’"épopée" à propos de la constitution dans la vallée du Chélif d’un "Maquis rouge", comme disait la presse de l’époque. Il est de ceux qui jamais ne pourront oublier "l’extraordinaire émotion qui, un matin de juin 1956, accueillit la nouvelle de la mort d’Henri Maillot, de Maurice Laban et de leurs compagnons d’armes, paysans patriotes engagés à leur c"té".

 



Ces "Combattants de la libération" dont Henri Maillot fut une figure héroïque, s’intégreront, pour certains d’entre eux qui survécurent, dans l’Armée de libération nationale (ALN) algérienne. Henri Alleg note que, si à l’époque "le nom des Européens qui en étaient membres a été plus médiatisé que ceux qui étaient d’origine algérienne, ils ne seront pas non plus traités par les dirigeants de l’Algérie indépendante avec le respect et la reconnaissance que méritait leur exceptionnel courage". Serge Kastell, trop jeune pour avoir vécu l’expérience de la guerre d’Algérie, est une exception. Il a été "fasciné" et "conquis" par la "pureté de l’engagement" de l’aspirant Maillot. On lui pardonnera donc certaines inexactitudes sur l’attachement profond de son héros au Parti communiste algérien et sur la réalité de ce que furent les relations entre le PCA et le Parti communiste français. Henri était fils d’un européen d’Algérie de vieille souche. Un enfant du pays, en quelque sorte. On en apprend beaucoup sur les épisodes qui propulsèrent Henri Maillot dans l’univers communiste de l’époque, et peut-être un peu moins sur les circonstances de la mort de celui que "l’Echo d’Alger" traitait d’"aspirant félon". L’auteur a retrouvé Mohammed, pâtre, témoin oculaire de la fin tragique de Maillot. Ce dernier serait bien mort en répondant "Vive l’Algérie !" aux militaires français qui lui intimaient l’ordre de crier "Vive
la France
 !". ARNAUD SPIRE

 


Commentaire n° 9 posté par: djamal tidjani le 02/07/2008 - 23:35:41

Bonsoir tous les amis. Je voudrais ici rendre un hommage posthume à un  certain KRIBI Mohamed , plus  connu sous le surnom de ROUGI , père du scoutisme à Tablat. Il forma toute la génération d'après indépendance.Qui ne se rapelle de ces parades de jeunes kechefs . Et ses démélées avec les autorités de l'époque ? Il s'opposait déja à un certain ordre établi. Il est mort l'année dernière à l'Arba dans un dénuement total. Que Dieu lui ouvre ses vastes portes du pararadis. 

Commentaire n° 10 posté par: hamza(site web) le 03/07/2008 - 01:19:59

Allah yarham si Mohamed Kribi.  " Rougi" pour nous tous, jeunes scouts à l'indépendance. Il nous donnait des cours d'arabe et nous apprenait des chants patriotiques. Que de randonnées, parfois tumultueuses( on s'était égarés, filles et garçons, du côté de Guerrouma et toutes nos familles qui attendaient avec anxiété), avec lui aux alentours de Tablat


Il avait, effectivement, un franc parler qu'on peut qualifier, maintenant, d'audacieux par rapport à cette époque là.


Je le croyais toujours vivant et chaque fois que je passais par son quartier "djiboulou" de l'Arba, je guettais sa frêle silhouette.


Allah yarhmou.

Commentaire n° 11 posté par: djamal tidjani le 03/07/2008 - 09:57:09

Rebonjour,


Je voudrais qu'on recentre un peu les interventions concernant  les journées mémorables autour du  5 juillet 1962 à Tablat.


Je mettrais en ligne aujourdh'ui ou demain (grâce à notre ami Kamel qui a pris quelques jours de congé) deux ou trois photos récupérées récemment montrant des regroupements de la population de Tablat dans le vieux stade ( école actuellement).


A +

Commentaire n° 12 posté par: djamal tidjani le 03/07/2008 - 10:03:50

Bonjour tout le monde


Y'a t'il  quelqu'un qui peut nous communiquer le programme des festivités du 05 juillet. Une conference commemorative est elle prevue sur le programme? Mais qui peut donner cette conference pour  retracer les preparatifs et la sensibilisation de la population contre la colonisation. Quels sont les acteurs qui, travaillant dans la discretion, qui recrutaient les Moudjahiddines et les conditions de recrutement. Quel est le premier chahid tablati et en quelle année. Quel est le premier Moudjahid recherché par l'administration coloniale? Et pourquoi? Quel est le premier foyer incendié par l'armée coloniale et  en quelle date?Quello est l'operation militaire qui a fait le plus de victimes dans la region de Tablat?  Tablat compte combien de Chahid et de chahidate?.


A Tablat, quelle est la personne qui etait la plus activement recherchée dés le declenchement de la revolution armée  c'est à dire fin 54? Quelle est la famille qui a donné le plus grand nombre de chouhada(par foyer et pas par famille ou groupe de familles).


Qui etait le principal recruteur des Moudjahiddines dans la region de TABLAT? 


je me limite uniquement à ces simples questions.


Des revelations fracassantes risqueraient d'apparaitre dans les jours à venir mais pas dans ce blog.


On dit que dans chaque verité il y'a   une part de mensonge. Et dans chaque mensonge il y'a une part de verité. Nous, nous ne revendiquons que la verité.


Je m'adresse aux falsificateurs de l'histoire et aux faux moudjahiddines (qui sont trop nombreux): "ellah yane alkoum" 

Commentaire n° 13 posté par: R.Abdelhamid le 03/07/2008 - 10:05:59
PRECISION: le commentaire N013 concerne et se limite à la region de Tablat.
Commentaire n° 14 posté par: R.Abdelhamid le 03/07/2008 - 10:11:30

En cette occasion memorable du 05 juillet, j'ai la joie et le plaisir d'exprimer ma profonde reconnaissance aux vrais acteurs de la revolution encore vivant ,loin des ecrans, dans le strict anonymat.


Je tiens à souhaiter longue vie et beaucoups de santé à notre imam 3ammi AHMED BOUAMAMA, qui demeure, à mes yeux, la personne la plus credible et la plus propre, et une source pour le recueil et la collecte des temoingnages portant sur les preparatifs et la sensibilisation menés par les authentiques moudjahiddines( dont 99% ne font pas partie de ce monde) morts dans l'anonymat.


Ne soyez pas surpris, AMMI AHMED BOUAMAMA merite beaucoups plus de consideration et de respect. Il detient beaucoups d'information sur  la revolution. Mais comme il est trop gentil et sage, il ne peut..............


 


 


 

Commentaire n° 15 posté par: R.Abdelhamid le 03/07/2008 - 10:54:58

.


Qui a confectionné l'embleme national et en quelle année? Pourquoi le choix du croissant et de l'etoile en rouge? Pourquoi le blanc et le vert?


"Rendre à Cesar ce qui appartient à Cesar".

Commentaire n° 16 posté par: R.Abdelhamid le 03/07/2008 - 12:05:41

 L'année scolaire 61/ 62 était exceptionnelle. L'hélicoptère qui en ce matin du 19 mars déversa sur  leur village des milliers de feuilles et c'était un jeu de les ramasser (leur jeu habituel était  "khatatif ",), tout en ne comprenant pas que ce jour ne ressemblait pas aux autres.


 De retour des vacances de Pâques , leur maître leur demanda de dessiner un drapeau. "lequel?   questionnèrent-ils tous ensemble étonnés. "celui que vous voulez".  Les élèves s'exécutèrent d'autant plus qu'ils allaient dessiner le drapeau qu'ils venaient de découvrir pour la première fois. Le maître ne dédaignant pas ramasser les copies,d'un seul coup d'oeil,il s'aperçut de l'engouement des enfants. La décèption se voyait sur son visage. Il ne comprenait pas l'ingratitude de ces indigènes envers leur " mère- patrie ".Il devint fou furieux.Il croyait que la culture française ait déteint sur ces innocents. Voilà qu'ils voient en eux des " fellaghas". Vous pensez avoir vaincu la grande france . " Détrompez-vous,l'indépendance,c'est de gaule qui vous en a fait cadeau ".


 Ce n'est que beaucoup plus tard que je compris sa réaction.Il était frustré d'avoir perdu son Algérie française.Peut-être  était-il même un sympathisant de l'OAS?

Commentaire n° 17 posté par: mémoires d'1 petit Patriote(site web) le 03/07/2008 - 12:26:00
Salam aleykoum, Patriote,tes doutes sont légitimes quant à l'appartenance de cet instituteur à la sinistre organisation criminelle appelée O.A.S.Comme partout en Algérie,dans les grandes villes et celles qui leur sont avoisinantes,de petits noyaux de sympathisants actifs existaient.Constitués d'européens et de quelques traitres, collaborateurs "français-musulmans" (c'est le terme qui était utilisé par l'ennemi),ces partisans de l'Algérie française,avaient pour principale activité au niveau local,la collecte de fonds pour le financement des actes meurtriers et odieux commis contre les populations civiles désarmées.A Tablat,ces sanguinaires se comptaient sur les bouts des doigts,du fait du nombre relativement faible de la communauté européenne.Après l'indépendance,de par les fonctions que j'avais exercé au sein du F.L.N,j'avais eu accès aux archives récupérés par les autorités politiques locales et j'ai pu ainsi,avoir entre les mains,un carnet sur lequel était conservée la souche de deux ou trois reçus qui avaient été délivrés à des membres (français) de cette organisation. Le "cadeau" fait par le Général De Gaulle aux algériens avec l'octroi de l'indépendance a été l'arme médiatique favorite des tenants de l'Algérie française pour dénigrer et contrer ce haut responsable politique français.Les quatre généraux félons auteurs du putch et leurs subordonnés (Lagaillarde,Le Pen,Aussaresse,etc...) avaient tout mis en oeuvre pour tenter une soi-disante prise de conscience et un "sursaut" des français d'Algérie et de leurs alliés pour renverser la vapeur en maintenant notre pays sous leur domination.De Gaulle,en visionnaire,savait que tôt ou tard,l'Algérie recouvrerait sa liberté et sa souveraineté.LE PEUPLE ALGERIEN LE VOULAIT A TOUT PRIX.Les "français-musulmans" que nous étions voulaient tout simplement se débarasser de cette qualité qui nous était attribuée et qui précisait notre religion,pour devenir seulement des ALGERIENS libres qui voulaient ardemment prendre en main leur destinée.Patriote,tu ne dois pas t'étonner de la réaction de l'instituteur qui s'était manifestée par une frustration.Depuis que notre pays a été colonisé,en classe,il nous a toujours été rabâché que nos ancêtres étaient les gaulois.Nous apprenions et connaissions par coeur l'histoire française depuis Vercingetorix et charlemagne.Je ne parlerai pas du "brave" Roland qui avait avec "bravoure" réussi à décimer à Roncevaux nos aieux dits les "Sarrazins" (affabulations prouvées plus tard par des historiens)L'Emir Abdelkader,El-Mokrani,Bouamama,Ibn Badis étaient pour nous d'illustres inconnus.On nous inculquait,pour marquer nos esprits,que "les hordes sauvages des Beni-Hillal avaient envahi et détruits,à l'instar des Huns et des Mongols en Europe,de vastes contrées de l'Algérie.On faisait tout pour nous convaincre,et ce depuis notre plus jeune âge,à hair tout ce qui était en relation avec notre propre histoire et nos ancestrales coutumes pour louer les effets "bénéfiques" de la colonisation française.Les Moudjahidines,ces "Fellagas" qui n'avaient aucun scrupule car ils avaient osé braver le colonialisme français et pris les armes pour récupérer leur patrie,avaient pris la relève de ceux que l'on tentait de noircir à nos yeux,les heroiques combattants qui harcelaientles,en plusieurs régions du territoire les forces françaises pour mettre fin à leur présence en Algérie et ce,dès l'année 1830 qui avait marqué l'occupation par la force de notre pays par l'armée française.Mon cher patriote,comment voudrais-tu que cet enseignant qui,suivant l'exemple de milliers de ses compatriotes et collègues,s'échinait à bourrer le crâne des petits élèves de contre-vérités criantes,de réalités que nul ne pouvait ignorer : celles que nous n'avions rien en commun avec les spoliateurs de notre territoire national,ne se laisse pas aller à exprimer son mécontentement et son irritation.Le travail de sape destiné à induire en erreur de petits écoliers s'était écroulé comme un château de sable.Ces petits "indigènes" faisaient preuve d'un manque de reconnaissance vis-à-vis de la "mère-patrie" qu'était la France,comment avaient-ils pu ne pas représenter sur leur feuille de papier le drapeau tricolore ? Dessiner ce morceau de tissu avec d'autres motifs,surtout le croissant symbole d'autres valeurs,était un défi à celui qui s'obstinait (et beaucoup d'autres avant lui) à enseigner et à vanter les bienfaits de la colonisation française.Comme la fable de l'un des leurs,Jean de La Fontaine,le dit : Rien ne sert de courrir,il faut partir à point".L'administration politico-militaire française avait facilité l'implantation de colonies en faisant appel,non seulement aux français de souche,mais à l'ensemble des européens,particulièrement ceux du bassin mediterranéen (espagnols,italiens,portuguais,etc...) pour la main-mise totale de l'Algérie.Malheureusement pour eux,des HOMMES dont l'histoire retiendra les noms et d'autres restés anonymes,imbus de l'esprit patriotique,se sont levés les armes à la main,pour mener un combat juste et légitime qui n'a pas tardé à donner ses fruits : L'indépendance chèrement acquise et le recouvrement de la liberté de la dignité du peule algérien. P.S - La fabulation selon laquelle le Général De Gaulle avait "donné" à l'Algérie son indépendance,avait été reprise quelques années plus tard après le recouvrement de la liberté par certains gouvernants arabes,jaloux de la grandeur de notre pays et de la place occupée sur la scène internationale.Notre défunt Président Houari Boumedienne (Allah yarhamou) avait,dans une discussion restreinte avec les membres du Conseil de la Révolution,fait allusion à cette théorie peu plausible et dénué de tout fondement.
Commentaire n° 18 posté par: Ayman(site web) le 03/07/2008 - 14:29:57

Bonjour tablatya

 



A l’occasion du 5 juillet 2008, l'opportunité se présente d’elle-même pour en savoir plus sur le chahid votre frère allah yarhmou. Connaître la version racontée par son parent le plus proche serait une page de l’histoire au bénéfice de la ville que vous chérissez tant. Qui est ce Lepen ? Serait-ce le sinistre Jean Marie connu pour ses positions raciales et xénophobes ? Croyez, chère madame en mes sentiments fraternels

 


Commentaire n° 19 posté par: abdellah le 03/07/2008 - 15:34:00

A tous ! bonjour

 



Salut El Hadj Aymen

 



C’est toujours avec un réel plaisir que je parcours tes commentaires. Les souvenirs que tu évoques nous réchauffent le coeur au-delà de tes espérances. Te connaissant depuis longtemps, farouche dans tes recherches de la vérité sur la période coloniale je ne fais que m’incliner devant ta formidable mémoire. Pas étonnant que les Français parlent de ‘’sale guerre d’Algérie’’.  Vaincue en Indo Chine l’armée française voulut à tout prix redorer son blason devant cette population et ces partisans que mère patrie avait spolié de tous ses trésors. Les tortures, subies par la résistance française face à l’occupation Allemande, ont été pratiquées à la lettre sur nos concitoyens. Mais, ce n’était qu’une ‘’sale guerre’’ la révolution.  Je te dis à vendredi, in cha allah, mon ami indigène

Commentaire n° 20 posté par: abdellah le 03/07/2008 - 17:48:28
En quelle année fut decreté KASSAMEN hyme national? En quelle année le poete de la revolution liberatrice fut forçé à l'exil? En quelle année est mort ce poete? Et où? Où est ce qu'il a été enterré? Où est ce qu'il se repose actuellement (sa tombe)?
Commentaire n° 21 posté par: R.Abdelhamid le 03/07/2008 - 18:56:54

Les accords d'evian,


Donnez la liste complete de la delegation des membres qui ont mené les negociations avec le pouvoir français à Evian.


Durée des negotiations.


Vos commentaires sur l'affaire SI SALAH


Qui a tué le colonel SI TAYEB EL DJOGHLALI( rien à voir avec beni djoghlal) de son vrai nom BOUGACEMI Mohamed? Et pourquoi il a été assassiné?


Qui a denoncé LARBI BEN M'HIDI?


Revolutionnaires dites vous?

Commentaire n° 22 posté par: R.Abdelhamid le 03/07/2008 - 19:12:14

Moufdi Zakaria (allah yerhmou) a composé son hymne : (kassamen=jurer de ne jamais oublier). Quand il a vu que son chant était mal interprété (kassamen =partageons), alors il s'est éxilé.


Mais après sa mort, à Tunis , ils ont nommé son fils comme ministre de l'éducation juste pour avoir la légitimité du père.

Commentaire n° 23 posté par: Patriote(site web) le 03/07/2008 - 19:23:44
Salam aleykoum, Voici un extrait de sa biographie relevée sur le net. "Qassaman",le serment,a vu le jour durant la guerre de libération nationale. Les paroles ont été écrites par Moufdi Zakaria (1908-1977) en 1956 à la prison de Serkaji-Barberousse d'Alger où il était incarcéré par les forces coloniales. La musique a été composée, d'abord, par Mohamed Triki en 1956, puis par le compositeur égyptien Mohamed Fawzi.L'hymne a été joué pour la première fois en 1957. Qassaman est devenue l'Hymne National après l'indépendance de l'Algérie le 05 juillet 1962. Moufdi Zakaria adhéra à l'Etoile Nord Africaine puis au Parti du Peuple Algérien. Il composa l'hymne du parti intitulé "fidae al jazaïr" (le sacrifice pour l'Algérie). Arrêté en août 1937 par les autorités françaises en compagnie de Messali El Hadj, il fut libéré en 1939 et créa avec les autres militants le journal "Ech-Chaab" (le peuple), organe du PPA. Il fut emprisonné à plusieurs reprises, en février 1940 (six mois) et après le 08 mai 1945 (03 ans). A sa sortie de prison, il adhéra au Mouvement pour le Triomphe des Libertés Démocratiques, rejoignit les rangs de la lutte de libération en 1955 et fut de nouveau arrêté en avril 1956 et enfermé à la prison "Barberousse" (l'actuelle Serkadji ) pendant 03 ans. A sa libération, il se réfugia au Maroc puis en Tunisie où il collabora à la rédaction du journal "El Moudjahid" jusqu'à l'indépendance. Moufdi Zakaria mourut le 17 août 1977 à Tunis.Il a été enterré à Beni-Izguen (Ghardaia),
Commentaire n° 24 posté par: Ayman(site web) le 03/07/2008 - 19:28:19
Salam aleykoum, Mon cher Abdelhamid,tu nous soumets à un véritable interrogatoire.J'espère que tu ne dispose pas d'une ancienne "gégène" pour nous faire parler (je vais te donner une information de taille : je cède facilement si je suis convié à un repas succulent comme le dernier auquel tu as eu la gentillesse de nous convier).Je profite de l'occasion qui m'est offerte par tes questions pour dire qu'il me parait plus utile de limiter nos interventions et commentaires sur ce qui s'est passé comme évènements et faits d'armes qui se sont déroulés dans notre région.Personnellement,je ne suis pas en mesure de connaitre les faits concernant les hautes personnalités pendant la révolution (comme l'affaire Si Salah ou l'assassin du chahid Larbi Ben M'hidi) et ce n'est qu'à travers des historiens que j'ai pu en prendre connaissance.Egalement je tiens à souligner qu'au niveau local,il m'est très difficile de relater certaines affaires,craignant d'ajouter ou de retrancher certains éléments essentiels qui pourront vous induire en erreur.Je me suis fixé pour objectif dans les prochains jours,la prise de contact avec des acteurs qui étaient présents sur le theâtre des opérations militaires engagées contre les forces d'occupation française,cela me permettra de m'assurer des faits réels qui s'étaient produits à l'époque et contribuera à porter à la connaissance de nos chers internautes un pan de l'histoire de la révolution au niveau de notre région.Je citerai pour information : la bataille de "tir-rar-ghar",l'assassinat par l'armée française de plusieurs militants de la cause nationale au col de "Bekkar" (dont Boudiaf dit "Mouaiça" et un Bouhamidi),l'action criminelle du Lieutenant La Rosa chef de la harka du 2ème bureau et sa mise hors de combat,l'embuscade tendue le 22 mai 1957 au 5ème bataillon de tirailleurs qui s'était soldée par d'importantes pertes dans les rangs de l'ennemi,le martyr du chahid RABAI Mustapha chef-infirmier de l'A.L.N tombé au champ d'honneur les armes à la main,le martyr du chahid GHARBI (père de Abdelhamid),etc... P.S - Abdelhamid,je peux répondre à l'une de tes questions,puisque j'avais personnellement établi la liste des chouhadas de la Daira de Tablat dans les années 1963-1964.Ces statistiques avaient été effectués sur la base des informations fournies par les responsables des kasmas F.L.N et l'association locale des anciens Moudjahidines.Il y a eu 660 chouhadas pour la région de Tablat (Celle-ci englobait les communes de Tablat-Mezghenna,Mihoub-Maghraoua,Betam,Souaghi,Béni-Slimane,Bahata,Tourthatine et El-Ouzana). N.B - Ta dernière question : "révolutionnaires dites-vous ?" me parait sans aucune relation avec nos internautes.La grande majorité n'étaient pas encore nés et nous-mêmes étions des gamins à l'époque.J'ai eu,contrairement à beaucoup d'autres,le privilège de cotoyer quotidiennement des anciens Moudjahidines,d'où les quelques informations sur la révolution que j'ai pu obtenir à travers leurs récits.J'espère que tu ne doutes pas des sentiments patriotiques qui animent nos concitoyens.
Commentaire n° 25 posté par: Ayman(site web) le 03/07/2008 - 19:51:02

Cher Merzak, je suis convaincu de ton patriotisme inné. Toute question posée ,par mes soins, a, chez moi, sa reponse. Ta fibre patriotique  te pousse à intervenir pour apporter ta contribution, en faveur de  ces jeunes, pour les armer d'un patriotisme similaire à celui de la generation de Novembre. L'offuscation et la falsification de l'histoire ont provoqué une rupture entre la generation de Novembre et celle de l'independance. La responsabilité des erreurs et des crises politiques qui se sont succédées depuis la prise du pouvoir par la force en 62 incombent entierement aux tenants d'un pouvoir usurpé se succedant toujours à lui même avec les graves consequences dissimulées à un peuple "drogué"  et qui se sont materialisées par des horreurs jamais vecues dans l'histoire contemporaine.


Tes interventions sont tres instructives car elles emanent  d'un coeur plein de foi.


Il est temps que la verité se rapportant à  notre guerre de liberation soit retablie. Le probleme relatif aux archives detenues par les français ne connaitra pas son denouement, et tant mieux pour ces gens qui detiennent le pouvoir.


Comme je l'ai dit auparavent, j'ai eu la chance de cotoyer les vrais acteurs de la revolution, mais j'ai eu cette malchance de connaitre beaucoups de verité sur la nature du pouvoir par lequel je suis ecoeuré. Heureusement que beaucoups de MERZAK  existent encore sinon ................   


C'est avec une extreme tristesse que je suis en train de m'exprimer. Je ne suis pas à l'aise en ce 05 Juillet. L'apparence l'a emporté sur la transparence. C'est toujours l'opacité. 

Commentaire n° 26 posté par: R.Abdelhamid le 03/07/2008 - 23:28:41
Salam aleykoum, Si nous nous exprimons sur ce blog et plus particulièrement sur ce sujet,c'est pour mettre en relief la participation active des Moudjahidines et Moussebilines de notre région,laquelle compte un grand nombre de Chouhadas.A ma connaissance,aucun responsable supérieur de l'Etat,n'a interdit que l'histoire de notre pays ne soit écrite.Nous ne devons pas juger autrui à l'emporte-pièce selon nos passions et avec ardeur quelles que soient notre envie impérieuse de vouloir servir le pays.Notre région est connue comme étant une citadelle de la lutte armée,comme les Aurès où a eu lieu le déclenchement du 1er Novembre 1954 et la Kabylie.Des HOMMES,à travers le territoire national,avaient décidé de mettre fin à l'occupation française en Algérie en prenant les armes,sacrifiant leurs vies et leurs biens.J'ai rarement vu ou lu des ouvrages se rapportant à la lutte heroique menée par ces Moudjahidines (exception faite de quelques ouvrages se comptant sur le bout des doigts).Il y avait bien des responsables de l'Armée de Libération Nationale qui étaient instruits et qui ont survécu après le 5 juillet 1962,mais leur apport en matière de récits concernant la révolution dans les zônes où ils occupaient des postes de responsabilité est très limité pour ne pas dire inexistant (à part un livre du colonel Si Ahmed Bencherif et celui du commandant Si Azzedine qui avaient consacré un ou deux passages à Tablat,je n'ai pas eu l'occasion de lire un autre ouvrage se rapportant à la guerre de libération dans le secteur de Tablat).Chacun de nous,à son niveau,peut contribuer à apporter dans la mesure de ses possibilités,des éléments d'informations historiques qui peuvent être utiles aux jeunes gens,afin qu'ils puissent savoir que l'indépendance a été chèrement acquise et non pas offerte par l'ancien président français,comme le prétendaient certains ennemis de l'Algérie.Je souhaiterai que l'on ne sorte pas du cadre du sujet proposé et les reflexions personnelles sur d'autres questions n'ayant aucun rapport avec les sujets débattus car n'étant d'aucune utilité pour les internautes doivent être évitées.
Commentaire n° 27 posté par: Ayman(site web) le 04/07/2008 - 00:42:34

Cher MERZAK, tout ce qui est lié à l'histoire de liberation demeurera sacré. Personne n'a le droit de façonner le passé selon son choix.


Tout ce qui  a été rapporté jusqu'à present ne reflete qu'une infime partie des faits réels qui s'etaient produit dans la region de TABLAT.


Les hauts faits etaient dans les  montagnes et pas dans la ville de TABLAT.


J'ai eu l'occasion de discuter à plusieures reprises avec Si AZZEDDINE(Rabah ZERARI) et  BENCHERIF Ahmed qui m'ont alimenté en beaucoups d'information sur leurs roles respectifs.  


Le premier m'a longuement expliqué comment s'est deroulé son evasion de la prison de TABLAT. Le second m'a aussi expliqué comment il s'est evadé de la caserne de Sour El Ghozlane el la premiere personne avec qui il avait pris contact à Ain Bessem.


Je t'avoue que ces deux personnes n'ont pu resister à mes questions  et l'un deux s'est meme emporté en me disant "ya hamid, wachkoun kerrak a la ethaoura, on dirait que tu etais au maquis mais contre nous".                                                                                                                                                                                                       "  

Commentaire n° 28 posté par: R.Abdelhamid le 04/07/2008 - 02:26:34

Bonsoir chers amis Un peu d’histoire

 



Le manifeste du peuple algérien

 



La propagande de l'Axe et des Alliés avait contribué à raviver la conscience nationale, tandis que l'Allemagne essayait de peser de tout son poids derrière certains Algériens insurgés contre
la France. Les
ondes de sa radio appelaient le peuple à se révolter et promettaient aux nationalistes de réaliser leurs revendications s'ils se rebellaient contre
la France. De
son côté, l'Axe diffusait sa propagande contre le pouvoir nazi et le
gouvernement de Vichy. On parlait beaucoup de liberté, d'indépendance et d'autodétermination des peuples.

 



C'est cette propagande qui avait encouragé Ferhat Abbas à prendre contact avec le représentant américain, Mr Murphy, pour lui exprimer le souhait des Algériens à aider leurs alliés en échange de leur indépendance.

 



La réponse de Murphy fut que son pays se préoccupait d'abord de liquider le nazisme et souhaitait aider tout le monde.

 



Suite à ces deux rencontres, Ferhat Abbas entreprit la rédaction du manifeste algérien après avoir eu de larges consultations avec les représentants du Parti du Peuple Algérien et de l'Association des Ulémas Musulmans Algériens.

 



Ferhat Abbas avait élaboré son manifeste sur la base des documents algériens précédents tels que les revendications de l'élite, celles du Congrès Islamique, les principes du Parti du Peuple ainsi que les idées de
la Révolution Française.
Il poursuivit en évoquant les relations algéro-françaises démontrant qu'elles étaient basées sur la privation des Algériens de tous leurs droits.

 



Le Manifeste comporte cinq sections dans lesquelles sont abordés la situation de l'Algérie depuis son occupation jusqu'à l'arrivée des Alliés, les relations algéro-françaises depuis 1830 basées sur la discrimination raciale, l'échec des réformes précédentes, le déclenchement de la seconde guerre mondiale et enfin, il insistait sur les revendications essentielles des Algériens.

 



Le contenu du Manifeste peut être résumé comme suit :

 



-         Mettre fin à la colonisation

 



-         Application du principe d'autodétermination à tous les peuples.

 



-         Doter l'Algérie de sa propre constitution distincte de la constitution française, garantissant l'égalité des droits et la liberté à tous les habitants.

 



-         Participation immédiate et effective des Algériens au gouvernement de leur pays

 



-         Libération de tous les condamnés et prisonniers politiques de tous les partis.

 



Vingt deux (22) personnes avaient signé le Manifeste qui fut publié le 10 Février 1943, sous le nom de Manifeste du Peuple Algérien



Histoire d’Algérie éditée par le ministère des anciens moudjahidines

 




 









Commentaire n° 29 posté par: abdellah le 05/07/2008 - 00:13:27

Farhat Abbas,

 



Déçu de ne pas avoir vu triompher le courant assimilationniste dont il a longtemps été le porte-parole, Ferhat Abbas profite de la situation politique de 1943 — et particulièrement de la présence dans les départements français d’Algérie des forces anglo-américaines, depuis le débarquement du 8 novembre 1942, et du gouvernement provisoire de
la France
libre qui donne une audience nouvelle aux Algériens dans le concert des nations — pour publier un Manifeste du peuple algérien le 10 février 1943. Celui-ci s’appuie sur les déclarations de Roosevelt en faveur du respect des droits de tous les peuples au lendemain de la guerre.

 



Copie du Manifeste du peuple algérien de Ferhat Abbas, 10 février 1943

 



Fort de cette déclaration, le peuple algérien demande dès aujourd’hui, pour éviter tout malentendu et barrer la route aux visées et aux convoitises qui pourraient naître demain :

a) La condamnation et l’abolition de la colonisation, c’est-à-dire de l’annexion et de l’exploitation d’un peuple par un autre peuple. Cette colonisation n’est qu’une forme collective de l’esclavage individuel du Moyen Âge. Elle est en outre une des causes principales des rivalités et des conflagrations entre les grandes puissances.

b) L’application pour tous les pays, petits et grands, du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

c) 
La dotation à l’Algérie d’une Constitution propre garantissant :

1° La liberté et l’égalité absolues de tous ses habitants sans distinction de race ou de religion.
2° La suppression de la propriété féodale par une grande réforme agraire et le droit au bien-être de l’immense prolétariat agricole.
3° La reconnaissance de la langue arabe comme langue officielle, au même titre que la langue française.
4° La liberté de la presse et le droit d’association.
5° L’instruction gratuite et obligatoire pour les enfants des deux sexes.
6° La liberté du culte pour tous les habitants et l’application à toutes les religions du principe de la séparation de l’Église et de l’État.

d) La participation immédiate et effective des musulmans algériens au gouvernement de leur pays ainsi que cela a été fait par le gouvernement de Sa Majesté britannique et le général Catroux en Syrie, et par le gouvernement du maréchal Pétain et les Allemands en Tunisie. Ce gouvernement pourra seul réaliser, dans un climat d’unité parfaite, la participation du peuple algérien à la lutte commune.

e) La libération de tous les condamnés et internés politiques, à quelque parti qu’ils appartiennent.

La garantie et la réalisation de ces cinq points assureront l’entière et sincère adhésion de l’Algérie musulmane à la lutte pour le triomphe du droit et de la liberté [...].
Le peuple algérien, connaissant le sort réservé aux promesses faites durant les hostilités, voudrait voir son avenir assuré par des réalisations tangibles et immédiates. Il accepte tous les sacrifices. C’est aux autorités responsables à accepter sa liberté

 


Commentaire n° 30 posté par: abdellah le 05/07/2008 - 00:47:34

Qui était Abane Ramdane ?

 



Abane Ramdane (en Kabyle: Ɛebban Reman) (1920 - 1957) était un homme politique algérien qui joua notamment un rôle essentiel dans l'histoire de la révolution algérienne, et est considéré aujourd'hui encore comme le dirigeant « le plus politique » du FLN, surnommé « l'architecte de la révolution ».Principal organisateur avec Larbi Ben M'hidi du congrès de la Soummam, il trace les grandes lignes du mouvement révolutionnaire consistant à créer un État dans lequel l'élément politique l'emporte sur l'élément militaire, et a opté pour le pluralisme politique et linguistique en Algérie. Victime des luttes internes entres les colonels, partisans du pouvoir militaire, et les défenseurs du primat accordé au politique, il est assassiné au Maroc sur l'ordre des « colonels » du CCE en 1957.

 



Biographie: Formation française, prise de conscience et engagement politique - Né le 10 juin 1920 à Azouza dans la commune de Larbaâ Nath Irathen, appelée alors Fort National (Tizi-Ouzou), dans une famille modeste. Il obtient le baccalauréat mathématiques avec mention «Bien» en 1941 au lycée Duveyrier de Blida. Au contact d'autres jeunes Algériens, il se forge alors et se cimente une conscience politique et nationale, dans une société villageoise rongée par la pauvreté et la misère. Abane est ensuite mobilisé et affecté pendant
la Seconde Guerre mondiale, avec le grade de sous-officier, dans un régiment de tirailleurs algériens stationné à Blida, en attendant le départ pour l'Italie. Démobilisé, il entre au Parti du peuple algérien (PPA) et milite activement tout en travaillant comme secrétaire de la commune mixte de Châteaudun du Rhummel (Chelghoum Laïd).
Fortement marqué par les massacres du 8 mai 1945, il abandonne ses fonctions, rompt définitivement avec l'administration coloniale et entre en clandestinité pour se consacrer à « la cause nationale » au sein du PPA-MTLD. Il est désigné, en 1948, comme chef de wilaya, d'abord dans la région de Sétif, puis dans l'Oranie. Durant cette période, il est également membre de l'Organisation spéciale (OS), bras armé du Parti, chargé de préparer
la Révolution.

 



Dans les prisons françaises, élaboration d'une culture politique Recherché par la police française dans l'affaire dite du « complot de l'OS » (1950), il est arrêté quelques mois plus tard dans l'ouest du pays. Il est jugé en 1951, après avoir subi plusieurs semaines d'interrogatoire et de torture, et condamné à 5 ans de prison, 10 ans d'interdiction de séjour, 10 ans de privation des droits civiques et 500 000 francs d'amende pour « atteinte à la sûreté intérieure de l'État ». Commence alors un long calvaire dans les prisons d'Algérie (Bougie, Barberousse, Maison Carrée) et de métropole. Après un court séjour aux Bau mettes (Bouches-du-Rhône) au début de l'année 1952, il est transféré à Ensisheim (Haut-Rhin, Alsace) dans une prison de haute sécurité. Soumis à un régime de détention, de droit commun, extrêmement sévère, il entame l'une longue grève de la faim. À l'article de la mort, il est soigné et sauvé in extremis, et obtient gain de cause. Prisonnier politique, il est transféré en 1953 à la prison d'Albi dans le Tarn (sud-ouest de la France) où le régime carcéral, plus souple, lui permet de s'adonner à son loisir favori, la lecture, qui lui permet de forger sa culture et sa formation politiques. Il y découvre, notamment, la condition injuste et dramatique faite à la nation irlandaise, à maints égards semblable à celle que subit le peuple algérien depuis plus d'un siècle, et le sort d'Éamon de Valera qui connut, comme lui, les geôles britanniques. Transféré à la prison de Maison Carrée au cours de l'été 1954, il est régulièrement tenu au courant des préparatifs de Novembre 1954. Il est même désigné d'office comme l'un des douze membres d'un comité chargé de prendre en mains les destinées de la résistance algérienne contre le régime français, pour l'indépendance de l'Algérie.

 



Libération, retour à la clandestinité et organisation des réseaux FLN C'est à ce titre que les dirigeants de la zone III (Kabylie, future Wilaya III historique) prennent contact avec lui quelques jours après sa sortie de prison, le 18 janvier 1955, alors qu'il est assigné à résidence à Azouza. Après quelques jours passés auprès de sa mère paralysée, il quitte Azouza, entre en clandestinité et prend en charge la direction politique de la capitale. Son appel du 1er avril 1955 à l'union et à l'engagement du peuple algérien, signe l'acte de naissance d'un véritable Front de libération et son émergence en tant que mouvement national. Il y affirme son credo unitaire, « la libération de l'Algérie sera l'œuvre de tous », qu'il n'aura de cesse que de mettre en œuvre. Il obtient vite une grande influence dans direction intérieure installée à Alger. Chargé des questions d'animation de la « Révolution » au niveau national en assurant la coordination inter wilaya, il anime également la liaison avec
la Délégation Extérieure
du FLN établie au Caire, les fédérations de France, de Tunisie et du Maroc. Il a ainsi, la haute main sur toutes les grandes questions d'ordre national et international.
Il consacre également son énergie à organiser et à rationaliser la lutte, et à rassembler toutes les forces politiques algériennes au sein du FLN pour donner à la « rébellion » du 1er novembre la dimension d'un grand mouvement de résistance nationale. Secondé par Ben Youcef Ben Khedda, il impulse la création d'El Moudjahid, le journal clandestin de
la Révolution
, de l'hymne national Kassaman (en contactant lui-même le grand poète Moufdi Zakaria), appuie la naissance des organisations syndicales ouvrière (UGTA), commerçante (UGCA) et estudiantine (UGEMA), qui deviendront, elles aussi, un terreau pour
la Révolution.

 




 



Structuration politique du mouvement national et luttes internes Il met également en chantier et supervise la rédaction d'une base doctrinale destinée à compléter et à affiner les objectifs contenus dans
la Proclamation
du 1er Novembre 1954. Appuyé par Larbi Ben M'hidi, il fait adopter au Congrès de la Soummam du 20 août 1956 un statut pour l'armée de libération nationale (ALN) devant se soumettre aux « lois de la guerre », et surtout, devenir une plateforme politique dans laquelle est affirmée la « primauté du politique sur le militaire et de l'intérieur sur l'extérieur ». Il est désigné comme l'un des 5 membres d'un directoire politique national, le Comité de Coordination et d'Exécution (CCE), chargés de coordonner la « Révolution » et d'exécuter les directives de son conseil national (CNRA) créé à cet effet.
C'est Abane Ramdane qui décide avec Larbi Ben M'Hidi et Yacef Saadi de déclencher la bataille d'Alger, durant laquelle, chargé avec Ben M'hidi de superviser l'action militaire, il coordonne l'action et la propagande politiques en direction de la population algérienne. En mars 1957, après l'arrestation et l'assassinat de Ben M'hidi, et la traque de Yacef Saadi, les réseaux FLN à Alger, poussés par la 10e division parachutiste du général Massu, s'effondrent. Abane avec les trois autres membres du CCE doivent alors quitter la ville. Il gagne Tunis via le Maroc, après une longue marche de plus d'un mois, et la traversée de tout l'Ouest algérien. Dans la capitale tunisienne, il se heurte aux colonels de l'ALN. À ces derniers qui investissent en force les organes dirigeants de
la Révolution
(CCE et CNRA), il reproche une dérive autoritariste et l'abandon de la primauté du politique et de l'intérieur, adoptée à la Soummam, ce qui lui vaut des inimitiés.
Attiré dans un guet-apens organisé par les colonels du CCE (Krim Belkacem, Abdelhafid Boussouf, Lakhdar Ben Tobbal…) encouragés par Ben Bella alors détenu à la prison de la Santé, il est assassiné le 27 décembre 1957 dans une ferme proche de la ville marocaine de Tétouan. Son corps, disparu, est symboliquement rapatrié en Algérie, en 1984, pour être "inhumé" au carré des martyrs du cimetière d'El Alia, à Alger.

 



Jugements

 



« Abane Ramdane a eu le grand mérite d'organiser rationnellement notre insurrection en lui donnant l'homogénéité, la coordination et les assises populaires qui lui étaient nécessaires et qui ont assuré la victoire » (Ferhat Abbas, L'indépendance confisquée, éd Flammarion, Paris 1984 (p.188-189).

 



« J'ai connu pas mal d'intellectuels, mais Abane Ramdane était remarquablement intelligent. C'était en outre un homme simple, d'une sincérité absolue. Il n'aimait ni s'habiller ni avoir de l'argent. La seule chose qui lui importât était l'unité nationale. Il était décidé à l'obtenir par tous les moyens. Et c'est cela qui a choqué beaucoup de militants. Il était violent, brutal, radical et expéditif dans ses décisions » (Amar Ouamrane (cf. Achour Cheurfi,
La Classe
politique algérienne, de 1900 à nos jours, Casbah Editions).

 



(Wikipedia encyclopédie libre)

 


Commentaire n° 31 posté par: abdellah le 05/07/2008 - 03:12:41

Bonjour tout le monde,


Nous sommes le 05 juillet 2008 et nous fêtons le 46 ème anniversaire de notre indépendance.


Il a été demandé, pour la circonstance, à ceux qui ont vécu les journées folles de l'indépendance de nous faire revivre ces moments de joie intense et de liesse franchement populaire. Il est vrai que le souvenir de ces journées, pour ne pas dire mois, fait remémorer à plus d'un les récits sur la guerre de libération.


Ces récits sont plus que nécessaires à notre jeunesse dont la majorité n'a pas connu l'ère coloniale ô combien funeste! Notre ami Ayman, grand narrateur de son état, s'est acquitté avec brio d'une bonne partie de la tâche en nous relatant des moments de notre histoire.


Il faut que notre jeunesse comprenne que l'indépendance n'a pas été un cadeau de qui que ce soit et qu'elle a été arrachée au prix du sacrifice supprême de ses fils, paysans, ouvriers, artistes, sportifs et intellectuels dont beaucoup dans l'anonymat le plus absolu.


Concernant l'écriture de l'histoire de notre révolution, l'histoire avec un grand "H", je pense qu'il faut laisser le soin à nos historiens de prendre en charge ce volumineux travail. Si des zones d'ombre ont existé pendant la lutte de libération - et quelle révolution populaire dans le monde en a été épargnée?- il ne nous appartient pas, à nous simples bloggueurs de ce site , consacré uniquement à notre ville de Tablat, de vouloir réveiller de vieux démons si tant est qu'ils existent!


Seul l'avenir nous intéresse et c'est porquoi ce site doit être consacré au seul développement de notre ville et doit servir comme un moyen privilégié de communication entre les tablatis entre eux, d'abord, et avec leurs nombreux amis d'ici et d'ailleurs, ensuite.


Ce site, du reste, a été l'amorce d'une communication bénéfique à plus d'un titre entre les tablatis et leurs représentants locaux avec, à leur tête, le Président de l'APC qui informera prochainement, par le biais de notre site entre autre, et dans le détail des grands chantiers qui seront mis en oeuvre pour l'aménagement de la ville (réseau d'alimentation d'eau potable, routes, embellissement, etc).


Il serait , néanmoins, fort utile à nos jeunes (et à des moins jeunes d'ailleurs) de connaitre l'histoire de leur propre région, les noms des membres de leur famille et de leur douar qui sont tombés au champ d'honneur, de connaître les endroits témoins des hauts faits d'armes.


Il faut que les jeunes apprennent que dans notre contrée, leurs aînés ont combattu l'armée française avec des moyens dérisoires, surtout au début de la révolution.


Il y a des pays , victimes du nazisme entre 1939 et 1945 (et qui ont reproduit ,en Algérie, les mêmes atrocités qu'ils ont subies chez eux) ,qui célèbrent encore de nos jours les dates anniversaires de leur victoire . Des films historiques (dits "films de guerre") sont encore produits de nos jours sur leur "victoire". Ils gardent la mémoire de leur peuple éveillée pour que nul n'oublie. C'est une leçon que nous devons retenir et c'est ce qu'il faut faire chez nous pour les générations actuelles et futures.


Pour ce faire, on souhaiterait une plus grande mobilisation de chacun de nous pour rechercher des photographies, des documents et surtout des témoignages de ceux qui sont encore en vie et qui peuvent apporter une précieuse collaboration à l'écriture de l'histoire, cette fois-ci, avec un "H" majuscule, de notre ville et de notre région.


Nous ne donnons de leçon de patriotisme à personne car chacun de nous a vécu dans sa chair la Révolution et, à cette occasion, nous nous inclinons bien bas  devant la mémoire de tous les chouhada qui se sont sacrifiés pour, qu'un jour, leurs fils soient libres. Pour que leurs fils, instruits, puissent se servir de l'Internet et perpétuer leur mémoire.


ALLAH YARHAM ECHOUHADA.


 


BONNE FETE A TOUS.

Commentaire n° 32 posté par: djamal tidjani le 05/07/2008 - 10:30:45
Salam aleykoum, Bien avant le 5 juillet 1962,dès l'application du cessez-le-feu du 19 mars,les combattants de l'A.L.N.se trouvaient disséminés à travers les décheras avoisinantes de la ville.Les principaux postes de commandement dirigés par les officiers étaient situés à "Halhal" et dans l'habitation du défunt Si Sadek Mahieddine (Allah yarhamou).Adolescents,avides de voir de visu ceux qui avaient contribué à libérer le pays,nous nous étions rendus,à pied,à travers monts et vaux dans les lieux de leurs regroupements afin de les rencontrer.A "Naâmine" se trouvait le PC du responsable Si Mokrane qui devait,avec le commissaire politico-militaire Si Mahfoud,se charger de l'administration de la ville de Tablat après le 5 juillet 1962.Cette date historique avait été fêtée avec éclat par toute la population.La liesse populaire qui a suivi cet évènement était indescriptible.L'ancien stade qui était utilisé par les militaires de l'armée française comme héliport et de lieu où étaient rassemblées des centaines de personnes arrêtées lors de rafles,avait servi à l'organisation de festivités grandioses.Le chanteur Rabah Driassa (inconnu par le public à cette époque) s'était distingué au cours de cette soirée avec ses chants patriotiques,notamment celui de "Hezb etthouar".Un premier groupe de scouts commença à voir le jour.Son premier responsable était ISSAD Abdenour (actuellement médecin à Alger) dont le père avait été assassiné en plein centre de la ville par les soldats du GMPR.La fraternité,la solidarité agissante,le rapprochement entre toutes les composantes de la communauté dans ces moments envoûtants ne peuvent être décrites et ne se reproduiront plus.Il avait été mis fin à 132 années de colonialisme,de crimes et d'injustices.Aujourd'hui,à l'instar des citoyens de Tablat,tout le peuple algérien célèbre fièrement la commémoration de cette date historique gravée à jamais dans la conscience et le coeur de tout algérien digne de ce nom.VIVE L'ALGERIE,GLOIRE A NOS CHOUHADAS.
Commentaire n° 33 posté par: Ayman(site web) le 05/07/2008 - 11:56:43
Salam aleykoum, Combien de fois n'ai-je pas assisté à des scènes de violences commises contre de pauvres civils arrêtés arbitrairement car suspectés de "travailler" au profit de la révolution.Nous habitions près du 2ème bureau,siège de la harka commandée par le sinistre La Rosa et lieu de détention et de tortures.Je voyais quotidiennement des détenus,dans un état physique lamentable,emmenés par leurs geôliers-tortionnaires faire leurs besoins dans le jardin attenant au 2ème bureau.Je n'oublierai jamais ce vieillard roué de coups de poings et de coups pieds sur toutes les parties du corps par des harkis,couvert de sang et trainé par terre.Souffrant atrocement dans sa chair,il n'émettait pas la moindre plainte ou gémissement exprimant ces douleurs insupportables.Son calvaire dura sur une distance de deux cents mètres environ,jusqu'à ce qu'il soit enfermé dans le repaire de La Rosa qui symbolisait les meurtres et les tortures.Ce lieutenant français,vouant une haine viscérale et une agressivité sans bornes pour tout militant nationaliste,avait surnommé son chien-loup "Lakhdar".Par cette appelation,il dénotait son aversion et sa rancoeur pour le Commandant Si Lakhdar (Allah yarham Echouhadas).Ce héros de la lutte armée qui jouissait d'une grande réputation de par ses glorieux exploits militaires était craint par les soldats français,son courage et sa bravoure étaient devenus légendaires.
Commentaire n° 34 posté par: Ayman(site web) le 05/07/2008 - 12:36:57
Salam aleykoum, Dès l'année 1956,la torture avait commencé à être pratiquée à grande échelle sur les militants de la cause nationale.Tout suspect avait droit à sa ration de supplices infligés par leurs bourreaux,des soldats-tortionnaires français sans scrupules.Dans le courant de l'année 1963,une personne d'un certain âge,qui habitait à Naâmine,s'était présentée à mon bureau pour se faire délivrer une attestation prouvant sa participation,en tant que membre de l'organisation civile du FLN,à la lutte de libération nationale.Il avait été arrêté par les forces d'occupation et sauvagement torturé pendant des semaines.Il gardait des sequelles de sa detention et des actes ignobles commis sur sa personne.L'ayant questionné sur la nature de ses blessures,avec une grande gêne,il baissa les yeux et pointant le doigt en direction de ses parties sexuelles,il me laissa comprendre qu'il avait supporté des atrocités au niveau de cette partie du corps.La pudeur qui caractérisait les gens de cette époque ne lui permettait pas de s'exprimer ouvertement sur la nature du préjudice physique subi.Ce n'est qu'après de multiples tentatives et après lui avoir expliqué qu'il était necessaire de porter ces faits sur la fiche de renseignements destinée à cet effet,qu'il consentit à me révéler ce qu'il avait enduré.Il porta à ma connaissance que des militaires faisant partie des forces colonialistes,après l'avoir suspecté et arrêté pour ses activités militantes,l'avaient cruellement torturé.Après qu'il fut soumis à des actes de barbarie et comme il me l'avait raconté "darouli etriciti" (la triste et horrible séance à la gégène),les coupables de ces actes monstrueux ont attaché ses parties génitales à l'aide d'un de fil de fer et ont brutalement tiré dessus à plusieurs reprises,lui causant ainsi des souffrances inimaginables et affectant cette partie de son anatomie.Les conséquences de ces pratiques inhumaines furent terribles pour ce patriote.Ses glandes génitales gravement endommagées,il avait perdu toutes ses aptitudes à procreer.C'était là une des oeuvres "civilisatrices" des représentants de l'occupant qui,pendant des années,se donnait beaucoup de mal à nier la pratique de la torture en Algérie.Quelques appelés français,indignés par ce qu'ils avaient observé ou vécu,avaient dénoncé ces actes qui ne différenciaient en rien de ceux de la Gestapo.Je porterai à votre attention deux ou trois témoignages de militaires français (relevés sur un site) ayant manifesté leur réprobation contre les exactions commises à l'encontre de victimes innocentes.
Commentaire n° 35 posté par: Ayman(site web) le 05/07/2008 - 14:00:12
Un soldat du contingent évoque l'engrenage dans lequel se trouvent pris les " appelés " servant en Algérie. "La guerre d'Algérie, du côté arabe, est une guerre de partisans. Ce sont donc eux qui choisissent le jour et l'heure du harcèlement ou de l'embuscade (...). Pourchassés, ils disparaissent d'un secteur, pour réapparaître longtemps après. Et un soir, à la surprise générale, des quatre coins du poste à la fois, ils tirent sur les sentinelles (...). Des " suspects " sont arrêtés. Les grands moyens sont employés avec l'arrivée d'un spécialiste qui s'attaque aux suspects. Jusqu'ici, quelques coups de poings, deux ou trois gifles, des menaces. Ses méthodes soulèvent la nausée et la protestation de ceux qui ont vu. " Nous ne sommes pas des assassins ", disent les appelés. " Mais vous savez de quoi les rebelles sont capables ? " leur répond-on. Ils ont exécuté trois amis de la France, la compagnie voisine a eu deux tués dans une embuscade. Le saviez-vous ? Non, nul ne le savait. Alors, on parle d'efficacité, de sauver des vies humaines, la vôtre peut-être. Ceux qui protestent sont déjà moins nombreux. Tous s'imaginent la gorge ouverte. (...) Le capitaine dit : " On vous a confiés à moi, je veux que vous reveniez entiers. Pour cela, nous devons prendre les fellouzes. Vous savez ce que les rebelles font aux types qui leur tombent entre les pattes ?" Un geste du tranchant de la main à la hauteur de la gorge. Message reçu. Les patrouilles se multiplient. La fatigue et la peur commencent à agir. Alors quelques-uns bousculent un peu un Arabe. Un salaud, il est de mèche avec les rebelles. Bicots ou bougnoules apparaissent dans le vocabulaire du poste. A titre de représailles, alors qu'on cherche des armes, des jarres d'huile sont cassées à coups de crosse, quelqu'un vole une poule, ou frappe un suspect. C'est l'escalade. Peu à peu, on s'abandonne à l'esprit raciste savamment entretenu ; un adjudant cherche deux volontaires pour asticoter un suspect. Il les trouve. Après quoi, ils racontent en riant : " Le type gueulait comme un âne, il pissait le sang "..." J.P. Vittori, Nous, les appelés d'Algérie, Stock éd., 1977, p. 241.
Commentaire n° 36 posté par: Ayman(site web) le 05/07/2008 - 14:23:32
Trois mots chargés de sens "Il n'est pas nécessaire d'aller chercher bien loin des raisons de s'indigner ; laissons le passé et ses occasions perdues ; le présent suffit bien à notre angoisse. Je ne prononcerai que trois mots, assez chargés de sens : camps de concentration, torture et répression collective. Je ne veux scandaliser personne et ne prononcerai pas à la légère les noms sacrés de Dachau et Buchenwald ; il me suffira, hélas ! d'en prononcer un autre, déjà bien lourd à porter : nous, Français, avions déjà sur la conscience le camp de Gurs, et nous savons, n'ayant pas d'excuse, de quelles abominations, de quelles souffrances, au surplus politiquement toujours inutiles, s'accompagnent le recrutement des " suspects " et leur abandon aux démences concentrationnaires. Passant à la torture, je ne puis éviter de parler de " Gestapo " : partout en Algérie, la chose n'est niée par personne, ont été installés de véritables laboratoires de torture, avec baignoire électrique et tout ce qu'il faut, et cela est une honte pour le pays de la Révolution française et de l'affaire Dreyfus (...). Et que dire enfin de la répression collective, car de quelque nom qu'on la décore - ratissage, démonstration aérienne (...) - l'opération consiste toujours à frapper indistinctement innocents et coupables, combattants et désarmés. On ne " venge " pas un assassinat par de tels crimes, car ce sont là des crimes. (...) Oui, la grandeur française est en péril. Je m'adresse à tous ceux qui, comme moi (...) ont des enfants et des petits-enfants : il faut que nous puissions leur parler, sans être couverts d'humiliation, d'Oradour et des procès de Nuremberg." H.I. MARROU, " France, ma patrie ... ", "Le Monde" du 5 avril 1956
Commentaire n° 37 posté par: Ayman(site web) le 05/07/2008 - 14:25:42
Le poids du silence "J'aurais aimé avoir vingt ans pendant l'Occupation, ce qui m'aurait permis, comme mon père et mes frères aînés, de participer à la Résistance. Mais je n'avais que sept ans en 1940... Ma guerre à moi fut celle d'Algérie, alors qualifiée par les gouvernants "d'opérations de maintien de l'ordre"! (...) En Algérie, les exactions nombreuses ont été commises honteusement, en contradiction avec nos principes fondamentaux et combattues tant dans la société civile qu'à moindre échelle, dans l'armée ou l'administration française. (...) Or, les tortures ou actes de barbarie commis par l'adversaire ne peuvent justifier ni les déplacements de populations, ni les exécutions sommaires ou les viols, ni l'institutionnalisation de la torture au sein de l'armée d'un pays qui se proclame celui des droits de l'homme. (...) À mon retour, comme la plupart des appelés, je m'étais réfugié dans le silence". Ugo IANNUCI, Soldats dans les gorges, Palestro, Aléas, 2001
Commentaire n° 38 posté par: Ayman(site web) le 05/07/2008 - 14:28:21

A Aymen ,rubrique histoire de Tablat


Le passage de Ferhat Abbes à Tablat .(documents,témoignages,circonstances,dates et faits...).


Merci d'avance.


Signé : un passionné comme toi et dans lequel je me reconnais.      "Tu verras , tu te reconnaitras dans cet...."   comme.....................re.

Commentaire n° 39 posté par: Patriote(site web) le 05/07/2008 - 16:39:55
Salam aleykoum, Je ne suis pas historien et je n'aurais jamais la prétention de l'être.Tu dois adresser ton questionnaire à l'Organisation des Anciens Moudjahidines qui pourra peut-être te communiquer les informations que tu désires.Mes interventions sur le site se sont limitées à quelques faits vécus et à des témoignages de personnes ayant assisté aux évènements pendant la lutte de libération nationale.Je suis désolé de ne rien t'apprendre au sujet de Ferhat Abbas (Allah yarhamou).
Commentaire n° 40 posté par: Ayman(site web) le 05/07/2008 - 20:59:17

Salam Alaîkoum,


Concernant la venue de Ferhat Abbas à Tablat, j'au appris, ce jour, que ce dernier a animé deux meetings électoraux entre 1946 et 1947et ce en sa qualité de premier dirigeant de l'UDMA (Union Démocratique du Manifeste Algérien).


A ma connaissance, il y a très peu de témoins occulaires encore vivants à Tablat qui auraient pu assister à ces deux meetings. Il faut, néanmoins,  discuter avec les vieux  qui habitaient  la ville en ces temps là.


Et, comme l'a si bien dit notre narrateur hors pair, auteur du commentaire n° 40, c'est à dire le frère Ayman, il faudrait faire appel  à nos historiens pour qu'ils déterrent , de dedans les archives, des documents se rapportant à cette époque.


Je reviendrais, personnellement, sur  l'histoire de la "cellule" des résistants de Tablat et son anéantissement, en 1957 par les sinistres services du 2ème bureau.


A +

Commentaire n° 41 posté par: djamal tidjani le 05/07/2008 - 22:49:09

Lors d'un passage de FERHAT ABBES à TABLAT, exactement à l'ancien Souk de l'Oued El Had, alors que ce dernier tentait de sensibiliser l'assistance sur l'identité algerienne et les moyens de lutte contre la colonisation qu'un element avait lancé un propos malveillant "FAKOU"à Monsieur FERHAT ABBES  qui avait reagi intelligemment par une autre question par laquelle il s'etait assurée que beaucoups d'elements parmi cette assistance n'avaient rien compris et rien saisi de son discours.

Commentaire n° 42 posté par: R.Abdelhamid le 05/07/2008 - 23:38:34

bonsoir à tous


Accords d'Évian

 



Les accords d'Évian sont le résultat de négociations entre les représentants de
la France
et du gouvernement provisoire de la République algérienne formé par le Front de libération nationale (FLN) durant la guerre d'Algérie. Ces accords sont signés le 18 mars 1962 à Évian et se traduisent immédiatement par un cessez-le-feu applicable sur tout le territoire algérien dès le lendemain.

 



Négociateurs

 



Délégation du FLN

 




  • Krim Belkacem

     



  • Saad Dahlab

     



  • Ahmed Boumendjel

     



  • Ahmed Francis

     



  • Taïeb Boulahrouf

     



  • Mohamed Seddik Ben Yahia

     



  • Seghir Mostefaï

     



  • Redha Malek

     



  • Kaïd Ahmed (Commandant Slimane)

     



  • Commandant Mendjli

     




Délégation française

 




  • Louis Joxe

     



  • Bernard Tricot

     



  • Roland Cadet

     



  • Yves Roland-Billecart

     



  • Claude Chayet

     



  • Bruno de Leusse